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Facteurs de pianos en France
Frédéric KALKBRENNER
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KALKBRENNER
Je n'analyserai pas
minutieusement, et en homme du métierle brillantde son trille, le fini
de sa cadence, la rapidité foudroyante de son trait, ses notes
redoublées et d'une égalité parfaite, ses octaves si pleines, ses
doubles, triples et quadruples notes si égales de son; des hommes du
talent de Kalkbrenner veulent qu'on les juge sur les sensations qu'ils
font éprouver au public et aux hommes d'art; ils demandent à être
appréciés esthétiquement, ce qui ne veut pas dire, entendons-nous bien,
métaphysiquement, à la manière de ces demi-musiciens dont la plupart de
nos journaux abondent, grands faiseurs de pathos ou de galimatias
musical. Il commence avec lui une conversation intime, simple, douce, qui participe bientôt du système physiologique exquis de celui qui la provoque, de qui elle émane. Le fluide magnétique de l'homme descend sur le clavier, en pénètre les touches et anime à un égal degré l'artiste et l'instrument; et comme la tête de cet artiste est pleine d'ordre, de nobles idées, de chaleur, de clarté, de verve et d'énergie contenues, il sort, de cette matière inerte qu'on nomme piano, de riantes et belles pensées qui coulent majestueuses comme les flots d'un grand fleuve dans de riches campagnes. Le piano de Kalkbrenner est un esclave, façonné, accoutumé à obéir; il est comme le grenadier autrichien ou russe, que la schlague ou le knout n'empêchent pas d'exécuter de grandes choses. Kalkbrenner dit à son piano : Sois cloche, sois chanteur, sois fantastique, rêve, déraisonne; et le piano sonne, chante, extravague, il songe, il est fou; mais avec art, mais régulièrement, sur la limite de l'inspiration; et cependant Kalkbrenner est une des plus belles intelligences musicales qu'il y ait. Il a profondément et tout appris, il a tout aualvsé : c'est le Manfred de lord Byron, qui sait trop; mais il ne s'est peut-être pas assez arrêté à cette vérité que le sentiment, l'expression, l'âme musicale, enfin, doivent prédominer la partie mathématique, et que c'est par là qu'on parvient à déifier l'art.
Il n'a peut-être pas,
au reste, cette prétention, et lorsqu'on parvient à impressionner, ainsi
qu'il l'a fait dans son dernier concert, la société si brillante et si
distinguée qui était accourue dans les salons de Pleyel pour entendre,
on a lieu d'être satisfait du lot que la nature vous a départi.
Ceux qui n'ont pas
assisté à cette intéressante solennité musicale, et qui en connaissent
les exécutants, doivent s'en faire une juste idée; on doit surtout
comprendre l'effet produit par le doyen de notre belle école de violon,
nous disant ensuite cette Romanesca, que le premier il a été appelé à
nous faire connaître, avec cette profondeur d'expression et cette
juvénilité d'archet dont il n'a rien perdu.
M. Pantaléoni, Mme
Pérugini et Mlle Bazin se sont distingués, comme à l'ordinaire, dans
divers morceaux de chant italien; et M. Kalkbrenner, par sa scène
dramatique pour piano, intitulée : le Fou, et une délicieuse Fantaisie,
a complété dignement ce concert, qui n'a fait que confirmer l'estime des
connaisseurs pour le beau talent de celui qui avait si agréablement
provoqué la haute fashionmusicale de Paris à cet acte de bienfaisance :
le concert était au bénéfice d'une famille indigente. KALKBRENNER
LIVRE
Frédéric KALKBRENNER
BIOGRAPHIE
L'organiste du collège, un des fils de J. S. Bach, lui portait infiniment d'intérêt ; il le fit travailler avec lui la composition, et cela avec tant de succès, qu'au moment de monter en chaire pour la première fois, il déclara à ses parents qu'il renonçait à l'autel pour se vouer entièrement à son étude favorite. Il épousa, quelques années après, la nièce du conseiller de Weber, et c'est alors qu'il fut nommé maître de chapelle de la reine de Prusse.
Là il commença à montrer ce
qu'il savait et pouvait faire. Il mit une grande activité dans sa
publication, et s'acquit ainsi la protection du prince Henri de Prusse,
pour lequel décrivit plusieurs opéras. Il pria la reine de le lui céder pour en faire son maître de chapelle, et offrit de si brillants avantages à l'artiste, qu'il le décida à aller s'établir à Rheinsberg.
Sa femme, qui l'avait déjà accompagné à
Berlin, le suivit encore clans
cette résidence avec son fils Frédéric Kalkbrenner, dont ce fut la
première apparition dans le monde artistique. DRESDEN
Il se détermina à demander son congé au prince, vendit une fort
belle propriété et tout ce qu'il possédait en Prusse, et partit avec sa
petite famille pour Dresden, afin de se rendre, par
Vienne, en
Italie,
où il voulait passer quelque temps avant d'aller à
Paris. Celui-ci allait souvent les voir, et prédisait à madame Kalkbrenner que son fils deviendrait un jour le premier pianiste de son temps; le jeune Frédéric avait déjà alors une exécution prodigieuse pour son âge. Son père, au moment de partir pour Vienne, offrit dans sa voiture une place d'ami à Beethoven, qui l'accepta avec reconnaissance. Ils voyagèrent ainsi de compagnie pendant près de trois mois. VIENNE Une fois à Vienne, Christian Kalkbrenner se rendit à la superbe résidence du prince Esterhazy, à Eisenstadt en Hongrie, pour y voir Haydn. Il fut convenu dans leur entrevue que le jeune Frédéric profiterait des leçons de ce grand musicien dès qu'il serait un peu plus avancé en âge. TRIESTE
De là ils partirent pour
Trieste, où ils s'embarquèrent pour
Venise. FLORENCE, ROME et NAPLES C'est de ce moment que date le goût passionné de Frédéric Kalkbrenner pour les tableaux. Son père les recherchait partout, et il ne put manquer, dans de semblables excursions, de former son goût. Venise, Florence et Rome furent les principales villes où ils s'arrêtèrent; à Naples, ils virent Cimarosa et Paesiello. MARSEILLE à PARIS
Embarqués pour Marseille, après une traversée affreuse de vingt-neuf
jours, pendant laquelle ils faillirent être pris par un corsaire
algérien, ils s'acheminèrent enfin vers Paris, but de tous leurs
désirs. Cet avancement rapide qu'il avait obtenu sur un grand nombre de candidats, l'estime du prince, les avantages de sa place et, plus encore, la réalité de son talent lui avaient créé beaucoup d'envieux et de détracteurs. La jalousie et la haine de ses compétiteurs dédaignés le harcelaieut incessamment, et cette torture continuelle nuisait trop à la fraîcheur de ses idées pour qu'il crût devoir les sacrifier au bien-être de sa situation. [...] ÉDUCATION MUSICALE Ce fut d'un tel père que Frédéric Kalkbrenner reçut les premières leçons de musique et de piano. Son éducation musicale fut continuée à Naples, où il suivit sa famille, et terminée à Paris, au Conservatoire, où il entra, en 1799, dans la classe de piano de M. Nicodami, et où il aurait obtenu, dès la première année, le premier prix, si on n'avait pas fait observer qu'il n'était dans l'établissement que depuis six mois, ce qui n'était pas le temps voulu.
L'année d'ensuite, dans la classe de M.
Adam pour le piano, et dans celle de M. Catel pour l'harmonie, il
remporta, à trois jours d'intervalle, les deux premiers prix, qui lui
furent adjugés à l'unanimité, exemple fort rare, puisqu'il ne s'est pas
reproduit encore, et pour lequel Bonaparte le fit couronner à l'Opéra
en sa présence. Les disciples ne manquèrent pas au nouveau maître. Livré à renseignement, il fit en même temps paraître, dit M. Fétis dans sa Biographie des artistes célèbres, ses trois sonates, œuvre première, dédiées à M. Louis Adam, son maître, et sa première fantaisie sur : Il pleut, bergère, M. Sieber père édita avec beaucoup de succes.
Mais c'est une erreur nouvelle, car ce ne fut que plus tard, à son
retour de Vienne, et après avoir travaillé avec Haydn et
Albrechtsberger, qu'il publia ces premiers fruits de son imagination
et de ses études.
Le latin, le français, l'allemand, la géographie, l'histoire
ancienne et moderne, les sciences exactes des mathématiques et de
l'astronomie, étaient un jeu pour elle; il existe même une étoile
qu'elle découvrit et classa, et à laquelle on a donné son nom.
Uniquement occupée de l'éducation de son fils, elle lui inculqua en
quelque sorte son savoir, et le fit admirablement profiter de ses
propres études. Quelques liaisons de jeune homme qui déplaisaient à son père, et qui lui faisaient concevoir des craintes pour son avenir si bien préparé, le décidèrent à lui faire quitter Paris, vers la fin de 1803. Il partit pour l'Allemagne, et se rendit dans la capitale de l'empire d'Autriche, où Haydn le reçut avec la bonté affectueuse qui le caractérisait.
Après le premier examen qu'il lui fit subir, n'étant pas entièrement
satisfait de ses études de contre-point, il le mena chez le célèbre
Albrechtsberger, organiste de la cathédrale, auquel il le recommanda
comme le fils d'un de ses bons amis.
Frédéric Kalkbrenner s'empressa de courir chez lui, et lui persuada
de se faire entendre de l'empereur et de la grande société du lieu.
Il pria lui-même le baron Brown, intendant des théâtres, d'en faire
la demande. Tout réussit au gré de ses désirs: Clementi fut très
goûté à la cour et dans toutes les maisons où Kalkbrenner le
présenta. Le temps lui manquant, il adopta l'habitude de lire en travaillant son piano ; une barre transversale qu'il avait fait poser devant les touches, et sur laquelle il appuyait ses bras, le dispensait de s'occuper de la position de ses mains, qui se trouvaient naturellement bien placées. Son esprit et ses doigts également exercés de cette façon, purent se nourrir ensemble et se fortifier; de là cette indépendance des doigts, pour laquelle il n'a jamais été surpassé.
Tous les dimanches, Frédéric Kalkbrenner allait communiquer à Haydn
son travail de la semaine; en passant, il s'arrêtait toujours chez
Beethoven dont la demeure était sur son chemin, et qui prenait grand
plaisir à lui faire jouer les préludes et fugues de Sébastien Bach
qu'il savait par cœur. Haydn lui fut d'une grande utilité pour la
coupe des morceaux, spécialité de son talent.
Son âme si belle, si douce, si généreuse, s'était un beau matin
envolée pour retourner dans le séjour des bienheureux, que touteune
vie admirable de bontés et de vertus lui avait mérité. Son père,
après s'être remarié, rappela son fils que d'officieux et perfides
amis lui dépeignaient comme menant à Vienne une existence d'oisiveté
et de plaisirs.
Mais les Anglais, préoccupés de l'idée d'aller sur le continent, où
on leur promettait des chefs d'oeuvre à chaque pas, ne firent aucun
cas de ses tableaux. Il eut alors recours à ses doigts qui firent
merveille.
Ainsi, travaillant sans cesse à perfectionner son talent pendant les
six mois qu'il passait en France, il est peut-être le seul artiste
de distinction auquel un long séjour en Angleterre n'ait pas été
préjudiciable. [...] 1824
De retour à Paris, en 1824,
il s'associa avec M. [Camille] Pleyel pour l'exploitation d'une
fabrique de pianos qui parvint en peu de temps à une grande
prospérité, grâce aux relations sociales et à l'influence du grand
artiste, qui avait aussi engagéune partie de sa fortune dans cette
entreprise. Ses élèves les plus distingués sont : Madame Pleyel, née Moke, qu'on regarde comme un des plus beaux talents de la France, mesdemoiselles Honorine Lambert, de Diez, Lamy, Lebrun, Bruneau, Beauvais, Mendes; mesdames Pol-Martin, Baudiot, de Manara, la Serve; et MM Stamaty et Osborne, tout-à-fait au premier rang des professeurs de Paris, et qui commencent à former une école uniforme d'après sa méthode. En 1829, S. M. Charles X le nomma chevalier de la Légion-d'Honneur. L'année d'après, l'empereur d'Autriche lui envoya une médaille de mérite, et en 1833 le roi de Prusse le nomma chevalier de l'Aigle-Bouge 3° classe.
Cet excellent monarque prouva par là combien il avait de tact et
surtout d'estime pour Kalkbrenner, qui, déjà chevalier de la
Légion-d'Honneur, n'eût pu, sans rétrograder en quelque sorte,
recevoir une décoration de 4° classe. TOUCHER DU PIANO Les résultats de cette doctrine du toucher du piano ont été pour Kalkbrenner une égalité admirable, une parfaite aptitude des deux mains, le brillant et l'élégance; mais en même temps, des bornes plus étroites à la production d'accords variés par l'instrument que dans l'école de Vienne, où toutes les manières d'attaquer le clavier sont admises pour y produire les effets les plus divers. Les deux écoles étaient, il y a deux ans, encore en présence, et se disputaient la suprématie par de dignes représentants, dont l'un, M. Kalkbenner, ne tarda pas à triompher définitivement. VOYAGES En 1833, il fit en Allemagne un nouveau voyage. Il visita Hambourg et Berlin, cet ancien théâtre des premiers succès de son père. Les applaudissements de Paris et de Londres l'y suivirent avec toute la fidélité qu'inspire le génie, et ses concerts publics n'eurent pas moins d'éclat quedans l'excursion qu'il y fit l'année auparavant. En 1838, il visita la Belgique, où le roi des Belges, après l'avoir entendu à Bruxelles, le décora de 1 ordre de Léopold. [...] CARACTÈRE
A l'heure qu'il est, M. Kalkbrenner est âgé de cinquante-deux ans
seulement; il ne paraît pas en avoir quarante. Son galbe est noble,
ouvert et expressif; ses manières sont pleines de distinction, et il
sait allier à la gravité de son caractère une simplicité cordiale et
affectueuse qui lui gagne promptement toutes les sympathies. On le
considère, ajuste titre, comme un des plus grands musiciens des
temps modernes. Ses ouvrages ont plus fait pour le développement des
richesses et des magnificences de là musique instrumentale que les
productions de plusieurs centaines d'autres artistes qui l'ont
précédé.
Ce sont toujours les mêmes formes, les mêmes dispositions, le même
ordre dans le retour des idées, et leurs thèmes même ont tant
d'analogie, qu'il est presque impossible de distinguer le style de
l'un de celui de l'autre, à part quelques rares exceptions
cependant. [...] Tout jeune, talent frais éclos, ses premiers essais, il est vrai, ont peu d'étendue, le génie essaie ses ailes et hésite à s'élancer dans l'espace; mais dans les proportions de ces essais, on aperçoit déjà un plan complet et arrêté vigoureusement, une grande expression, une admirable élégance de formes. [...] L'EXÉCUTION Dans l'exécution, continuant l'école mixte de Clementi et le perfectionnement par les principes d'un mécanisme régulier où personne encore ne l'a surpassé dans les difficultés vaincues, il s'attire l'attention et l'approbation universelles par la régularité pure et correcte de son jeu, par le moelleux du toucher, par l'expression et par le coloris.
Son exécution est moins le produit du désir de déployer une habileté
prodigieuse, que d'exprimer une pensée constamment musicale. Cette
pensée, toujours entière, s'exprime sous sa main avec tous les
avantages qui peuvent y ajouter de la grâce, de la finesse ou de la
profondeur.
Et cependant il ne résulte jamais aucune froideur de cette
régularité stricte et rigoureuse; il y a au contraire tant de
bonheur dans la production des idées, et de charme dans la manière
dont elles s'enchaînent, que l'auditoire est toujours saisi d'une
profonde admiration.
Il n'en est pas ainsi de Kalkbrenner, admirateur passionné de tout
ce qui est beau, il cherche avec empressement les artistes
distingués et rend une justice impartiale à leur mérite. Il y a deux
ans que S. M. Louis-Philippe l'a nommé officier de la
Légion-d'Honneur. C'est lui qui est le maître de musique de madame
la duchesse d'Orléans. Il a un fils [Kalkbrenner Arthur (1828-1869)] dont les heureuses dispositions musicales semblent promettre de continuer dans l'avenir la gloire paternelle, de s'ouvrir toutes les routes, tous les honneurs, toutes les fortunes, de porter comme lui sur la poitrine les insignes vénérés du mérite national, et de finir enfin dans l'histoire artistique de l'époque, un nom glorieux et justement célèbre, acquis par plus de quatrevingts années de travaux, et dont chacune a recueilli une nouvelle et immortelle couronne ! Carles DUMES." Notice biographique sur la vie et sur les travaux de Frédéric Guillaume, 1842, Charles DUMES, livre, 24 pages
KALKBRENNER
Camille Pleyel avait étudié la composition avec Dussek, il était pianiste remarquable et avait remporté de notables succès de virtuose en Allemagne, a Londres, à Paris, quand il se consacra d son tout entièrement, en 1824, à la fabrication des pianos, qu'il dota de progrès notables avec l'aide de son ami Kalkbrenner, autre pianiste de renom. Camille Pleyel et Kalkbrenner, qui avaient longtemps habité Londres, avaient étudié la fabrication et les perfectionnements des pianos par Broadwood, Clementi, Collard, etc. De là, suivant l'avis autorisé du maître pianiste Marmontel, les progrès rapides de la facture Pleyel dans les qualités de sonorité et de « transmission délicate, sensible, immédiate des marteaux à la corde ». Kalkbrenner avait fait pour les instruments de Pleyel ce que son maître et ami avait fait pour ceux de Broadwood. Il est à remarquer que Pleyel et Kalkbrenner réussirent à faire progresser la facture du piano parce qu'ils la connaissaient en artistes, et qu'ils en savaient à fond les lacunes et les ressources susceptibles de développement. [...]" La Salle Pleyel, L. de Fourcaud, 1893, p. 132 (gallica.bnf.fr)
Le droit dé soblte a été perçu a raison de cette stipulation à 2 p.
100, et les parties, prétendant qu'elle ne constituait qu'une simple
cession de créance, ont demandé la réduction de ce droit à 1 p. 100.
Une instance s'étant engagée devant le tribunal de la Seine, il a,
par jugement du 9 avril 1851, statué eh ces termes : « Pleyel y prend part comme associé en nom collectif, Kalkbrenner comme associé en commandite seulement. Le capital est fixé à 1,200,000 fr., savoir : 900,000 fr. par Pleyel, et 300,000 fr. par Kalkbrenner, mais, par ce dernier à titre dé commandite, avec stipulation qu'il ne peut être tenu de supporter les pertes au-delà de son apport. Ces bénéfices sont attribués après divers prélèvements à Pleyel pour trois quarts, à Kalkbrenner pour un quart »
Attendu, que les droits résultant au profit, de Kalkbrénner où de
ses représentants du contrat ci-dessus analysé différent
essentiellement de ceux que leur conférerait une simple créance;
qu'ainsi évidemment, à l'époque où la société prendra fin, ils ne
seront point fondés à exiger le remboursement dé la somme versée en
1845, et ne pourront que demander le partage du fonds social,
modifié selon que les opérations de la société auront bien ou mal
réussi ;
Par ces motifs, déclare mal fondée la demande formée par la veuve
Kalkbrénner et consorts.
KALKBRENNER
Méthode pour Apprendre le Piano-Forte à l'aide du Guide-mains, Kalkbrenner Fréd., 1820
It is simply a bar of wood, to be screwed on to the piano at a few inches from the keys, and slightly raised above them; the arms are to rest upon it at about two inches from the wrist, and it is of excellent service in producing that freedom of the wrist-jointwhich is the great characteristic of the Herz school; in necessitating the employment of force from the fingers only, and in preventing that stiff banging of the keys from the elbow-joint which is so frequently observed in ill-taught pupils." The Musical World, 1838, p. 414
KALKBRENNER
M. Fétis gives 1784 as the year of his nativity; Cassel was his birth-place, and his father was a musician of good renown. About the year 1806 the reputation of M. Kalkbrenner as a fascinating and brilliant performer on the pianoforte began to spread from Paris, where he then resided. From that time forward he made frequent European concert tours; and in 1814 he removed from the French to the English metropolis. M. Kalkbrenner made a home in London for nine years; and during his sojourn here lent a helping hand to the promulgation of that showy and transient mistake, the Logierian system of instruction. In 1823 he returned to France, and associated himself with M. Pleyel as a manufacturer of keyed instruments, - from that time till his decease occupying a prominent position in Parisian musical society. As a pianist, though in wonder-working power and dexterity exceeded by every successor from Moscheles down to De Meyer, M. Kalkbrenner charmed individually and signally by his elegance of style and vivacity of finger. Though many of his compositions are cast in the classical mould of the Sonata without or with accompaniment, they are still essentially ephemeral; - being merely the productions of an adroit pair of hands rather than of a rich and deep mind. His concertos and chamber compositions have already gone the way of all modish music; and are not so well remembered as those by elder masters, such as Dussek and even Steibelt. One or two of M. Kalkbrenner's fantasias on operatic airs, &c. still keep a certain hold on the public, thanks to the exquisite playing of his pupil, Madame Pleyel. His ‘Dramatic Sonata' and his “Effusio Musica, a grand Fantasia-deserve to live for their own merits, though written in that mixed style which rarely commands a perpetuity of fame. As a master M. Kalkbrenner was excellent and popular; as a man he had the address of one who had mixed largely in polished general society. His conversation upon Art was curious; being more exclusively and undisguisedly self centering than any artistic conversation we recollect from one so accomplished in the science of social life. There was no leaving M. Kalkbrenner's company without a most agreeable impression, - though the sum of information and anecdote gained was, that the world of Music-in a rapid state of decay as it was - had still one genuine pianoforte player and contrapuntist left, and that was M. Kalkbrenner." The Athenæum, London, 23/06/1849, p. 653
KALKBRENNER
"LIFE was a pleasant journey on a placid
sea, and the Fortunate Isles gave up their abundant fruits to
Kalkbrenner, and roses were showered upon him. He was clever and
brilliant qualities before which the world invariably bows down, and
which the superficial mistake for evidence of the highest gifts.
He obtained an appointment at the Prussian
Court, and subsequently at the Castle of Rheinsberg, the residence of
Prince Henry, brother of the great Frederick. Here, where the infancy
and early boyhood of Frederick were passed, the elder Kalkbrenner
greatly improved his prospects in the world by successful experiments in
agriculture. About this time the family-the elder Kalkbrenner having sold their lands - left Rheinsberg, and travelled through Italy. Beethoven, who met them at Dresden, joined the party, and travelled in their company for several months. The great master expressed a high opinion of the boy's ability and intelligence, which indicated a brilliant future in music - an opinion that was afterwards confirmed by Haydn, who promised to assist in his musical development when the boy had arrived at a more advanced age. For two years the Kalkbrenners travelled through Italy, and young Frederick, perched on the top of the carriage under an improvised tent, drank in the beauties of the lovely Italian landscape-its picturesque vineyards and pastoral lands, gleaming and flashing under the serene skies; its glorious mountains, white with snow, or purple and yellow and brown with vegetation, and illuminated with a thousand streams, glittering like burnished silver under the glowing sunlight.
In the cities the rich treasures of art in
which Italy abounds were inspected; and thus was laid the strong taste
for pictures which Kalkbrenner ever retained.
The boy was entered at the Conservatoire,
where he remained for three years, making such progress that in his
thirteenth year the prize for pianoforte playing and composition was
unanimously awarded to him, the wreath being presented to him in the
presence of the great Napoleon. His own family received very little of his attention; his time being wholly employed in fashionable amusements, riding, dancing, and other pursuits that necessitated late hours. He rose from his bed late in the afternoon.
The elder Kalkbrenner, alarmed at the
imminent destruction of his son's talents, took a firm and decisive
step. Returning home from a brilliant party about four o'clock one
morning, Frederick was surprised to find the whole household astir. His
father met him with studied kindness of manner.
He applied himself to these with great
diligence, and practised the piano for ten hours a-day. He passed his
leisure time in the company of Haydn, Beethoven, Hummel, and Clementi.
The style of the latter musician made a deep impression upon him, and he
remained to the end of his life a firm adherent of the Clementi methods. The father's misgivings were thus practically and eloquently dispelled. He embraced his son warmly, and craved pardon for his unjust suspicions. The death of this excellent father, which occurred shortly after this incident, was a severe blow to Frederick. His grief took entire possession of him, undermined his health, and nearly drove him into consumption.
His convalescence was tardy, and his usual
occupations were forbidden by his physician; his piano was strictly
prohibited. He bought an estate at Praslin, and turned his attention to
agriculture, with beneficial results both to his health and fortune. The
estate speedily doubled in value. Unluckily, at this time his banker
became a bankrupt, and, except some valuable pictures, very little of
the ample fortune left by his father was saved.
He arrived too late for the London season,
and opened his musical campaign at Bath, where his success, and
subsequently in London, was marvellous. He settled in London. Pupils
flocked to him. His fee was one guinea for forty minutes. This would not
now be considered a very large
Moscheles, who was a guest at this
delightful residence, speaks in terms of praise of Kalkbrenner's
hospitality. He concluded his ten years' residence in England with a
successful tour through Ireland, Scotland, and Germany, and then retired
to France, the possessor of an ample fortune.
Luxury and society, however, did not
afford all that was necessary for his spirit of restless energy; and
after ten years of social delights, varied with business at the factory,
he made further concert tours through Germany, Holland, and Belgium,
gaining applause, honours, and decorations wherever he went.
After his marriage he lived in grand
style, doing great hospitalities, and receiving in his luxurious house
the homage of the foremost people in the world of art. With many good
qualities of heart and mind, and zealous to further the interests of
those less fortunate than himself, he had enthusiastic friends who
readily overlooked his tendency to ostentatious display. It is
gratifying to learn that the needy musician or the obscure man of merit
seeking an opportunity to rise did not knock at his door in vain.
Chopin sat down at the piano, and played
his Concerto in E minor. At the close Kalkbrenner, with imperturbable
gravity, made the astonishing proposal that Chopin should bind himself
to be his pupil for three years, and that he, Kalkbrenner, would make a
good artist of him !
INFO EXTRA
KALKBRENNER
PLEYEL
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