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ERARD
à Paris (°1775)


1855 – 1900

ERARD vers 1855

1855

Brevet de 1855 : "Maison Erard présenta de nouvelles fourches de marteau en cuivre avec tourillon.

Chaque fourche était munie d'une vis rivée en dessous, de manière à lui permettre de tourner pour ouvrir ou fermer la pince, c'est-à-dire la fente de ces fourches, afin de serrer ou de déserrer les deux tourillons d'un même marteau.

Mais cette vis ainsi montée ne permettait qu'une très-petite ouverture de la pièce et souvent le filet de la vis s'usait: pour obvier à ce grave inconvénient, après avoir fendu la fourche suivant son épaisseur, on ovalise le trou pratiqué dans la partie inférieure." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

Brevet de 1855 : "Piano à Pédalier. — L'idée du pédalier n'est pas neuve, elle fut appliquée bien anciennement aux clavecins. Sébastien Erard construisit un pédalier, et son neveu le reproduisit en 1839 ou 1844.

Le clavier de pédales avec sa caisse sonore, ses cordes et son mécanisme se trouvaient alors séparés du corps de l'instrument. J'ai entendu M. Quidant, compositeur distingué et instrumentiste très habile, exécuter sur ce piano des fugues de Bach, inexécutables sur les pianos ordinaires. ...

La Maison Erard présenta un nouveau piano pédalier, mais on pouvait reprocher à ce magnifique instrument de ne plus offrir qu'une sorte de tirasse appliquée au clavier de mains." Organographie : La facture instrumentale depuis 1789 jusqu'en 1857 inclusivement, Adolphe Le Doulcet Pontécoulant, 1861

1862

Brevet de 1862 : "Bruzaud. 26th February 1862. - 528. EDWIN GEORGE BRUZAUD, of Pembroke Road, Kensington, in the employ of Messrs. Erard and Company, of 18, Great Malborough Street, Harp and Piano-forte Manufacturers, for an invention for Improvements in piano-fortes. Letters Patent sealed." Chronological and Descriptive Index of Patents Applied for and Patents, 1863, p. 38

1865

Brevet de 1865 : "pour un sommier de chevilles formé de bois encâssé dans le fer." 'Sébastien Erard - l'Aventure du pianoforte', Alain Roudier, 1995

Brevet de 1865 : "1366° Le certificat d'addition dont la demande a été déposée, le 6 juin 1865, au secrétariat de la préfecture du département de la Seine, par la dame veuve Érard (Élisabeth-Louise-Camille Février), representée par le sieur Le Blanc, à Paris, rue Sainte-Appoline, n° 2 et se rattachant au brevet d'invention de quinze ans pris, le 17 février 1865, pour des perfectionnements dans la construction des pianos." Bulletin des lois de la République française, 07/1867, p. 430

1869

Brevet de 1869 : "Erard, représenté par Lafond, Paris, boulevard de Strasbourg, 23. — Perfectionnements apportés aux pianos, pour augmenter la puissance vibratoire des cordes et amplifier les ondes sonores." Catalogue des brevets d'invention, France. Ministère de l'agriculture, 1869

1875

Brevet de 1875 : "BREVET n° 109381, en date du 27 août 1875,

A Mme. veuve ÉRARD, pour des perfectionnements dans les pianos transpositeurs à cordes obliques.

(Extrait.)

Il est reconnu par tous les facteurs que plus une corde tendue pour produire un son a de longueur dans le sens horizontal, plus ses vibrations ont d'ampleur, et par conséquent plus la sonorité est puissante: aussi comprend-on la supériorite des pianos obliques sur les pianos droits et demi-obliques; seulement les cordes placées diagonalement sont plus serrées, ce qui devient un grave inconvénient pour les instruments transpositeurs, car les cordes étant très rapprochées, les marteaux empruntent sur la corde voisine quand on veut employer la transposition pour la pédale douce.

Il fallait donc remédier à cet inconvénient, et divers moyens ont été proposés sans succès, entre autres la contorsion du mécanisme aux dépens de la solidité de l'instrument.

Après avoir expérimenté ces divers systèmes, j'ai été amené à modifier la disposition des cordes en scindant leur inclinaison et en les superposant.

Comme exemple, je suppose trois octaves des basses dont les cordes ont une inclinaison déterminée, et je les place sur un plan supérieur aux autres; puis les cordes des autres octaves ont une inclinaison différente également déterminée et sont placées à la base sur un plan inférieur aux premières, c'est-à-dire que les cordes des trois premières octaves basses, au lieu d'être placées sur le même plan que les cordes des octaves des dessus, passent par-dessus en se croisant.

Cela admis, on comprend que je puis faire l'inverse et faire passer les cordes des basses sous les cordes des dessus. Ce que je tiens à bien faire remarquer, c'est la disposition, la division et l'inclinaison particulière des cordes, assemblage combiné qui non seulement a pour but d'obtenir la plénitude complète des sons, mais encore de permettre l'emploi de la mécanique ordinaire, ou du moins très légèrement modifiée. Je préfère pourtant ma mécanique à marteaux mobiles, sans craindre que le marteau n'emprunte sur la corde voisine, lorsque l'on veut obtenir l'effet de la pédale douce.

On comprend qu'au point où en est arrivée la facture de pianos il est bien difficile de créer un principe entièrement nouveau et que les perfectionnements reposent souvent sur un ensemble de dispositions spéciales qui, sans intérêt pour une personne étrangère, ont une grande importance pour un facteur.

Dans l'espèce, je réclame l'ensemble de la disposition des cordes, qui permet non seulement de transposer sur le piano oblique avec la même facilité que sur le piano droit, mais aussi de laisser à la longueur des cordes la plus grande étendue pour obtenir le maximum de plénitude de son, sans emploi de mécaniques spéciales qui, par leurs dispositions, nuisent à la qualité et à la solidité de l'instrument."
Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ..., 1879, p. 12-13

1876

Brevet de 1876 : "Érard (Mme veuve), 18 mai 1876, brevet 109,381. (Perfectionnements dans les pianos transpositeurs à cordes obliques.)" Bulletin des lois de la République française, 07/1877, p. 268

"CERTIFICAT en date du 18 mai 1876.

Cette addition concerne une modification importante dans la disposition des cordes des pianos. Le dessin donne, fig. 1 et 2, un exemple d'une disposition en gradins de groupes de cordes en nombre indéterminé, c'est-à-dire que je puis mettre quatre ou cinq cordes par exemple à chaque note, en conservant la possibilité d'obtenir l'effet de pédale douce par la transposition.

Sans rien changer au plan de la mécanique, et simplement par une légère inclinaison des têtes de marteaux deux à deux et l'une vers l'autre, les intervalles b sont augmentés aux dépens des intervalles a, et le déplacement du mécanisme produit la pédale douce en donnant aux marteaux la position indiquée en c, car les marteaux 1 couvrent la première corde de la note voisine sans la toucher, et les marteaux 2 frappent en deçà du groupe de cordes voisines.

Je ferai remarquer que cette disposition diffère essentiellement de celle à crémaillère (dont je donne deux exemples, fig. 3 et 4), imaginée pour permettre la transposition dans les pianos à cordes obliques, disposition vicieuse qui force à établir toute la mécanique, soit obliquement par rapport à la direction du clavier, comme il est indiqué fig. 3, soit comme on le voit fig. 4, où le frappé des cordes est oblique et vicieux. Par mon procédé à gradins, l'attaque est directe, et je ne crains pas d'emprunter d'une note sur l'autre." Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ..., 1879, p. 13

1879

Brevet de 1878 : "Erard (Mme veuve), 24 juillet 1878, brevet 124,228. (Perfectionnements dans les pianos.)" Bulletin des lois de la République française, 07/1879, p. 684

1880

Brevet de 1880 : "pour une pédale douce rappochant les marteaux dans les pianos droits sans altérer le toucher." 'Sébastien Erard - l'Aventure du pianoforte', Alain Roudier, 1995

Brevet de 1880 : "135,988. Brevet de quinze ans, 8 avril 1880; Erard (Mme veuve), représentée par Le Blanc et Pagès, à Paris, rue Sainte-Apolline, n° 2. Perfectionnements dans la fabrication des pianos." Bulletin des lois de la République française, 01/1881, p. 183

1889

Brevet de 1889 : pour une double table d'harmonie pour les pianos à queue. 'Sébastien Erard - l'Aventure du pianoforte', Alain Roudier, 1995

1895

Brevet de 1895 : "[...] Messrs. E. & P. Erard's Resonator (Patent No. 207641894) consists of a sheet of thin steel pierced and stamped with a series of openings and depressions resembling table spoons, the bowl of each spoon having a small hole at or near the tip.

This sheet is fixed to the back of the soundboard and to the bracings around the outer edge by means of a series of ears or lips left around the outer edge of the resonator and turned under, allowing round-headed screws to pass through a hole pierced in each lip and adjoining portion for the purpose. [...]" Work: The Illustrated Weekly Journal for Mechanics, Volume 14, 17/07/1897, p. 2

1899

Brevet de 1899 : "291952. Brevet de quinze ans, 22 août 1899; maison Erard et compagnie, représentée par la société Thirion et Bonnet, à Paris, boulevard Beaumarchais, n° 95 -

Système de pédale douce pour pianos à queue agissant par le rapprochement du marteau vers la corde et supprimant la transposition." Bulletin des lois de la République française, 01/1901, p. 846

1900

Brevet de 1900 : "298665. Brevet de quinze ans, 28 mars 1900; Erard, à Paris, rue de la Duée, n° 6, 8 et 10. Système de pince-corde à crochet articulé pour pianos." Bulletin des lois de la République française, 01/1902, p. 828

Pour voir le brevet original
voyez le site
INPI
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