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GAVEAU
à Paris (°1847)

1858

INCENDIE

"Un violent incendie a éclaté la nuit dernière, à deux heures du matin, dans les vastes ateliers d'une fabrique de pianos, situés au fond d'une cour de la maison n° 14 [24?], rue des Amandiers, et formés par un bâtiment da construction légère comprenant seulement un rez-de-chaussée.

Le feu s'est rapidement propagé, et lorsque les secours ont commencé à être organisés, il embrasait 20 mètres de la façade et menaçait d'envahir les bâtimens voisins, qui tous servent d'ateliers et ne sont pas plus solident établis.

Mais, grâce à l'activité déployée par les sapeurs-pompiers, secondés par les sergens de ville et les habitans du voisinage, le feu a été circonscrit.

On a préservé de ses atteintes les bâtimens mitoyens; mais l'atelier et les bois, les outils, les pianos, qu'il contenait en grande quantité, ont été la proie des flammes. Une enquête a été ouverte par le commissaire pour rechercher la cause, encore ignorée, de ce sinistre." La Presse, 13/05/1858, p. 2 (gallica.bnf.fr)

1890

"Sous la direction artistique de M. R. Bussine du Conservatoire vient de se fonder l'Institut moderne de Musique [...] Pour les inscriptions et tous renseignements on est prié de s'adresser au siège des cours, 20, rue Chaptal, ou à la maison Gaveau (Nouvelle Succursale) 6, rue de la Chaussée d'Antin.

Par exception le cours d'ensemble de MM. Bottin frères se fait à la nouvelle succursale de la maison Gaveau, 6 rue de la Chaussée d'Antin : M. Edme Gaveau fils èst directeur de cette succursale." L'Europe artiste : beaux-arts, peinture, sculpture, gravure, théâtre, chorégraphie, musique, expositions, musées, librairie artistique, bulletin des ventes..., 26/01/1890, p. 184

1895

"Le mariage de M. Eugène Gaveau avec Mlle Minna Gérard, a été célébré hier en l'église Saint-Leu. Messe en musique des plus brillantes, sous la direction de M. Bedouin, maître de chapelle de l'église Saint-Leu, avec le concours des Chanteurs de Saint-Gervais, conduits par M. Bordes. Le mariage de M. Eugène Gaveau sera prochainement suivi du mariage de l'un de ses frères, M. Etienne Gaveau, qui épouse Mlle Marguerite Carlhian, nièce de M. Dujardin-Beaumetz." La Liberté, 18/07/1895, p. 2 (gallica.bnf.fr)

"Hier, ainsi que nous l’avions annoncé a été béni en l’église Saint-Leu, le mariage de M. Eugène Gaveau avec Mlle Nina Gérard. Très nombreuse et très brillante assistance.
Les chanteurs de Saint-Gervais, sous la direction de Bordas, se sont fait entendre pendant la cérémonie religieuse. On a entendu également MM. Verdale, Loël et Brun, les excellents musiciens de l’Opéra." Le Petit caporal : journal quotidien, politique, démocratique et patriotique, 19/07/1895
, p. 1 (gallica.bnf.fr)

1899

Nécrologie

"Le 3 mars est mort, à Paris, à l'âge de 75 ans, M. Joseph-Gabriel Gaveau, fondateur de la célèbre manufacture de pianos aujourd'hui dirigée par ses fils.

Parti d'une situation modeste, simple puvrier pianiste, en 1846, M. Gaveau était, grâce à sa persévérance et à son esprit d'ordre, arrivé à créer -une maison qui ne tarda pas à devenir l'une des premières de France, tant par l'importance de sa fabrication que par la qualité des instruments.

Il apporta notamment d'importants perfectionnements à l'échappement el à la confection desarmaLures du sommier. Travailleur acharné, M. Gaveau était d'une grande loyauté en affaires est avait su s'attirer l'estime de tous ceux qui l'approchèrent.

Ses obsèques bnL été célébrées à l'église S'-Ambroise. Nous adressons à sa famille nombreuse (il laisse 7 enfants et 10 petits-enfants), l'expression de notre condoléance bien sincère." Revue musicale Sainte-Cécile : publication bi-mensuelle, 17/03/1899, p. 88 (gallica.bnf.fr)

"NÉCROLOGIE — C'est avec un vif regret que nous apprenons, la mort de M. Joseph-Gabriel Gaveau, fondateur d'une des maisons les plus justement estimées de la facture de pianos, à laquelle il avait su donner une importance artistique et commerciale considérable, et qui est aujourd'hui dirigée par ses fils, qui lui conservent le bon renom depuis longtemps acquis par son créateur. M. Gaveau est mort, à l'âge de soixante-quatorze ans." Le Monde artiste : théâtre, musique, beaux-arts, littérature, 19/03/1899, p. 191 (gallica.bnf.fr)

1908

Carte postale de 1908

Terrible Sinistre à Fontenay-sous-Bois.

"L'usine Gaveau détruite par le feu. La violence de l'incendie. Sur les lieux d sinistre. - Les blessés. - Les dégats.

Le feu a ravagé cette nuit l'usine de pianos appartenant aux frères Gaveau. De l'immense brasier à peine éteint ce matin, aux premières lueurs du jour, il ne'reste plus qu'un amas de décombres fumants, parmi lesquels les pompiers travaillent encore avec ardeur.

De Vincennes, on voyait, cette nuit, les flammes qui s'élevaient à des hauteurs vertigineuses ce matin, on aperçoit encore de très loin une opaque fumée qui monte en gros flocons et tourbillonne à plus de deux cents mètres à La ronde. Tout autour de l'usine,une foule énorme, les pieds dans l'eau et la, boue, contemple ce désastre.

Toute la partie des bâtiments donnant rue Cladel est totalement détruite. Des pans de murs inclinés et menaçant à tout instant dé s'écrouler subsistent seuls. Dams la rue, trois pompes à main ont fonctionné toute la matinée, activées par des groupes de soldats des batteries du 12e et 13e d'attillerie.

Les pompiers de Paris sont partis vers sept heures du matin, laissait sur les lieux leurs camarades de Montreuil, Perreux et Vincennes. Ce spectacle navrant ne manqua pas d'un certain pittoresque.

Cent hommes en bourgerons blancs, sous les ordres du sous-lieutenant Ferrasson relayent auprès des pompes de quart d'heure en quart d'heure. La gendarmerie et les gardiens de la paix intetrdisent l'entrée et gardent les issues. Sur tous les pans de murs carbonisés, au milieu des débris et des matériaux, les casques des braves pompiers apparaissent, reluisant à un pâle soleil.
Avec un dévouement et un zèle inappréciables, ces courageux sauveteurs, qui ont passé toute la nuit autour de ce brasier géant, au péril de leur vie, manient ce matin la pioche, sous la bise froide. Les zouaves et les chasseurs, qui furent, eux aussi, de la partie, n'ont quitté que vers dix heures. Les autorités sont encore sur les lieux.

Dans la cour intérieure de l'usine, voici d'abord le commissaire de police de Fontenay, M. Pols; MM. Mussac, maire de Fontenay; Girard, conseiller génénral; les deux frères Eugène et Gabriel Gaveau. Tous ces hommes discutant, les pieds dans l'eau, tandis qu'autour d'eux s'agitent reporters et photographes en quête de renseignements.

L'enquête de la police

De l'enquete officielle ouverte sur les causes de ce gigantesque incendie il ne résulte encore rien ou presque rien.
M., Pois, commissaire de police, croit néanmoins pouvoir affirmer d'ores et déjà que le désastre n'est pas dû à la malveillance.

Selon toutes les apparences, et les témoignages des voisins sont catégoriques à cet égard, le feu a pris dans la salle du vernissage. Comment ? On ne sait. Les flammes se sont développées en quelques minutes par malheur, le service de sauvetage fut mal réglé au moment de la première panique et l'on manqua d'eau.

C'est seulement vers onze heures et demie que le feu put être sérieusement combattu. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner de l'importance des dégâts.
Il y eut des dévouements admirables qui resteront igumrés. C'est ainsi quelqu'un s'est élancé dans le brasier pour tirer
d'un pavillon contigu des bonbonnes d'essence qui auraient explosé sans cette intelligente initiative.

Les chevaux purent aussi être sortis des écuries.

En revanche, plusieurs des sauvateurs ont été blessés.

On en compte douze, et parmi eux, le sous-lieutenant des pompiers de Fontenay, Dulthil, grièvement blessé aux mains. Un pompier de la caserne de Reuilly a eu trois doigts coupés; d'autres ont des luxations nombreuses.

Tous ont été secourus par les infirmiers Beaunmamn père et fils, et la Sociale des secouristes français (section de Vincennes). On compte encore quelques blessés parmi les ouvriers de l'usine.

Quatre cents ouvriers sans travail

Au nomhre de 400 à 500 environ, ceux-ci en effet, étaient accourus dès que le premier signal du feu fut donné.

Ils n'ont pas quitté le lieu du désastre depuis lors.

La plupart d'entre eux se trouvent privés de leur gagne-pain quotidien.

M. Gabriel Gaveau, que nous avons interrogé à ce sujet nous a assuré qu'il ferait tout pour que le désastre atteigne le moins possible son personnel.

Des baraquements seront sans doute bâtis en toute hâte pour le chômage soit très bref, mais il faudra néamoins une quinzaine de jours pour réaliser cette installation.

Aussi M. Girard a-t-il écrit, dès ce matin, au président du Conseil général, lui demandant de convoquer le bureau pour établir les secours à donner.

D'autre part, il est fort probable que les municipalités de Vincennes et de Fontenay accorderont également des secours. Les dégâts, couverts par une assurance, se montent à un million environ.

Plus de cinq cents pianos, prêts à livrer, ont été complètement détruits." La Presse, 14/03/1908, p. 2 (gallica.bnf.fr)
- Voir plus des articles sur l'incendie de 1908 sur la page L'HISTOIRE DE LA FAMILLE GAVEAU

"Jurisprudence Ouvrière - LA QUESTION DES OUTILS DÉPOSÉS - Par jugement du 4 novembre 1908, le tribunal de la Seine (chambre des appels de prud'hommes), a confirmé le jugement rendu par le conseil de prud'hommes, le 11 mai 1908, et rapporté dans l'Humanité du 13 mai 1908.

Rappelons brièvement les faits : Un ouvrier tableur, Cladé, assisté de M- Louis Oustry, réclamait à la maison Gaveau, représentée par M. André Aron, le prix de son outillage détruit lors de l'incendie des usines de pianos sises à Fontenay-sous-Bois; il demandait en outre une indemnité en raison du chômage résultant de la perte de ses outils.

Comme le conseil des prud'hommes, le tribunal décide que le patron est dépositaire des outils apportés à l'usine, que, comme tel, il est responsable de leur perte, alors qu'il ne prouve pas que l'incendie est la conséquence d'un accident fortuit ; qu'il doit indemniser l'ouvrier du chômage forcé occasionné par la destruction de son outillage. Sur l'exception d'incompétence, le tribunal n'a eu à se prononcer qu'indirectement.

M. Gaveau, ayant renoncé à ce moyen à la barre, il reste établi que le conseil des prud'hommes est compétent, car le contrat de dépôt d'outils est un accessoire du contrat de travail, ainsi que les obligations qui résultent de la responsabilité patronale, telle que celle d'indemniser l'ouvrier du chômage forcé.

A M. Gaveau, qui prétendait être exonéré de sa propre responsabilité par une clause d'un règlement d'atelier affiché et qui, sous ce prétexte, refusait l'indemnité de chômage, prétendait imposer le règlement à 70 000 qu'il avait accepté de l'assurance et ne voulait rembourser qu'une partie de la valeur des outils brûlés, le tribunal a répondu que Cladé avait, à bon droit, refusé la somme offerte, que la clause d'exonéralion de responsabilité était nulle d'ordre public, bien qu'acceptée par Cladé, et que le règlement de l'assurance, fait sans lui, ne pouvait lui être opposé.

Le tribunal a condamné la maison Gaveau à payer : 1422 fr. 50, valeur intégrale des outils brûlés et estimée par M. Bourgeois, conseiller prud'homme ; 2200 fr, d'indemnité de chômage." L'Ouvrier syndiqué, 01/03/1909, p. 4 (gallica.bnf.fr)

1910

"Die Firma Gaveau, Pianofabrik in Paris (Magazin und Konzertsaal : 45 u. 47 Rue de la Boétie, Fabrik in Fontenay-sous-Bois) ist in eine Aktiengesellschaft mit einem Kapital von 3 Millionen Francs umgewandelt worden und firmiert jetzt : Société anonyme des Etablissements Gaveau. Herr Etienne Gaveau wurde zum geschäftsführenden Direktor der Aktiengesellschaft ernannt." Zeitschrift für Instrumentenbau, 11/1910, p. 843 (daten.didgitale-Sammlungen.de)

"Ein Protest der Firma Gaveau gegen die „Société Française de pianos.“  Wir brachten kürzlich eine Notiz über die von einem Pariser Bankenkonsortium mit einem Kapitale von 3 Millionen Francs unternommene Gründung der Aktiengesellschaft „Societe Française de pianos“.

Die Gründer dieses Unternehmens haben nun unberechtigter Weise als Zugmittel den in Frankreich angesehenen Namen Gaveau benutzt, um damit Reklame zu machen, ja sogar in ihren Prospekten die Erwerbung der Pianofortefabrik von Gaveau in Paris als Zweck der Gründung hingestellt.

Hiergegen erhebt nun Gabriel Gaveau, Chef der Firma Gaveau Frères in Paris, in „Le Monde Musical“ energisch Protest, indem er erklärt, daß er dem ganzen Unternehmen völlig fern stehe, daß der Name seiner Firma zu Unrecht mit demselben in Verbindung gebracht worden sei und daß er wegen der mißbräuchlichen Benutzung des Namens Gaveau bereits gerichtliche Schritte gegen die Gründer der „Societé Française de pianos“ unternommen habe."

-- [Google-translation] --

"Protestation de la société Gaveau contre la « Société Française de pianos ». Nous avons récemment publié un article sur la création de la société par actions « Société Française de pianos » par un consortium bancaire parisien doté d'un capital de 3 millions de francs.

Les fondateurs de cette société utilisent désormais indûment le prestigieux nom français de Gaveau à des fins marketing, allant jusqu'à affirmer dans leurs prospectus que l'acquisition de la manufacture de pianos Gaveau à Paris était l'objet de la création de la société.

Gabriel Gaveau, directeur de la société Gaveau Frères à Paris, proteste vigoureusement contre cette situation dans « Le Monde Musical », déclarant n'avoir aucun lien avec cette entreprise, que le nom de sa société y a été associé à tort et qu'il a déjà engagé des poursuites judiciaires contre les fondateurs de la « Société Française de pianos » pour usage abusif du nom Gaveau." Zeitschrift für Instrumentenbau, Bd.: 31, 11/11/1910, p. 159 (daten.digitale-sammlungen.de)

1912

"Dans la récente promotion du ministère du commerce, nous relevons avec plaisir la nomination, au grade de chevalier de la Légion d'honneur,- de M. Louis-Etienne Gaveau, conseiller du commerce extérieur et administrateur-directeur de la Manufacture de pianos Gaveau, c'est-à-dire continuateur de l'oeuvre de son père, qui fonda la maison au milieu du siècle dernier.

La Salle et tous les services de la Maison Gaveau, installés dans le luxueux hôtel de la rue de la Boétie, ainsi que l'Usine modèle de Fontenay-sous-Bois, sont connus de tous les artistes et amateurs français et étrangers, qui savent aussi que la Manufacture de pianos Gaveau est une des plus importantes et des plus anciennes de la facture française, une de celles qui représentent avec le plus d'éclat et d'autorité notre art industriel dans le monde.

La distinction dont est l'objet M. Etienne Gaveau, chef de la maison qui porte son nom, sera donc accueillie avec faveur par la fidèle clientèle ainsi que par les admirateurs de la vieille et digne marque nationale." Le Journal, 39/07/1912, p. 1 (gallica.bnf.fr) - et - Le Figaro, 01/08/1912, p. 1 (gallica.bnf.fr)

"SAMEDI dernier, M. Etienne Gaveau réunissait ses collaborateurs et ses amis, à l'occasion de sa nomination dans l'ordre de la Légion d'honneur. Ce fut une soirée tout à fait réussie, au cours de laquelle un concert-spectacle, composé avec un charmant éclectisme, remporta un vif succès.

Citons: MM. Kriéger, Cortot, Bouchez, Palier, Hervil, Margenson; Mmes Marguerite Deval, Hilda Roosevelt, Gervais-Boucheron, De Lausnay, Lebreton-Cudez; Mlles Arnould, Aussenac, A. et G. Meyer, etc., qui, dans des œuvres très diverses, furent infiniment appréciés.

M. Etienne Gaveau reçut les sincères félicitations de tous ceux qui avaient tenu à se rendre à son aimable invitation." Le Courrier musical, 15/11/1912, p. 624

1916

"Maison GAVEAU - La guerre est venue surprendre la Maison Gaveau, comme toutes les grandes industries françaises, en plein travail.

Dans les quinze premiers jours du mois d'août 1914, la presque totalité du personnel masculin et du Siège Social, a été appelée sous les drapeaux. M. Etienne Gaveau fut mobilisé dès le premier jour et l'est encore.

C'est à l'aide du personnel féminin et de quelques chefs de service non mobilisables que la maison put, sans avoir clos ses portes un seul jour, continuer à répondre aux demandes de la clientèle, l'étranger étant bientôt venu demander à la facture française une notable partie des instruments qui lui venaient jadis d'Allemagne.

Une grande gêne fut néanmoins apportée à la fabrication par la réquisition de l'Usine de Fontenay ou l'autorité militaire installa, pendant 15 mois, d'août 1914 à octobre 1915, le dépôt du 12e régiment d'artillerie.

Malgré ces difficultés et sa situation de mobilisé, M. Etienne Gaveau parvint à maintenir la marche courante de l'Usine et à porter sa production à quatre pianos par jour ; il réussit aussi à continuer la mise au point et la construction d'une importante série de nouveaux modèles de pianos droits et à queue qui peuvent être considérés, tant au point de vue technique que ce qui concerne les meubles, comme ce que la Maison a fait jusqu'ici de plus parfait.

Mais il n'y avait pas seulement à envisager les questions commerciale et industrielle, il fallut aussi penser aux familles des ouvriers mobilisés et tâcher de subvenir à leurs besoins, ce qui a été fait dans la plus large mesure possible.

Enfin, dès le 1er décembre 1914, la Salle de Concerts de la rue La Boëtie a rouvert ses portes aux Associations Colonne et Lamoureux réunies et à de nombreux concerts de charité.

La mort, comme bien on pense, n'a pas épargné les collaborateurs de la Maison et plusieurs d'entre les plus fidèles sont tombés glorieusement au champ d'honneur." La Musique pendant la guerre : revue musicale mensuelle, 04/1916, p. 107-108 (gallica.bnf.fr)

1920

"M. Gaveau quitte l'Odéon pour se consacrer entièrement à sa maison de pianos qu'il avait quelque peu négligée depuis quelques années." Le journal amusant, 01/05/1920 (gallica.bnf.fr)

1923

"Gaveau et Cie. - On a introduit au mois d'avril 1922 les actions Gaveau au comptant au Parquet : elles cotaient alors 360: elles se traitent actuellement à 485.

La Société des Etablissements Gaveau a été constituée en 1921 scais la forme de Société anonyme: elle a été transformée en société en commandite sous la raison sociale Gaveau et de au mois de mai 1920.

Ce remaniement- qu'il est assez rare de constater dans le sens ci-dessus, s'est opéré à l'occasion de l'absorption de la Société Immobilière Gaveau propriétaire de la manufacture de Fontenay-sous-Bois el de l'immeuble de la rue de la Boétie, absorption destinée vraisemblablement à mettre fin à certaines dissensions qui s'étaient produites entre les administrations des deux entreprises.

Le capital de la Société Gaveau et Cie est depuis cette époque de 12.000.000 représenté par 24.000 actions de 500 fr.; les parts de fondateur qui existaient antérieurement ont disparu : la dette obligataire est très modeste.

Les résultais financiers se sont traduits, pour 1921-22 (l'exercice se termine le 31 mars) par un bénéfice brut de 1.913.002 francs contre 2 millions 395.460 francs pour 1920-21 et par un bénéfice net de 984.171 fr. contre 1.415.353 fr.; les dotations aux amortissements ayant été ramenées de 527.171 fr. à 239.551 fr. le dividende n'a été réduit que de 40 à 30 fr. bien que pour le dernier exercice, les 24.000 actions aient eu également droit à l'intégralité de la répartition.

La diminution des bénéfices pour 1920-21 était attribuable au notable fléchissement de la venle des pianos consécutif à la crise générale.

La situation tendrai! à s'améliorer notablement depuis le début de l'exercice qui va se terminer à la fin du mois prochain.

D'après certains renseignements actuellement mis en circulation, la fabrication porterait sur 300 pianos par mois et les commandes en carnet assureraient l'activité des ateliers jusqu'à fin avril ; on pourrait dans ces conditions envisager un relèvement des bénéfices et sans doute du dividende qui pourrait être reporté à 40 fr.

Bien que quelques groupes paraissent avoir intérêt, en ce moment, à galvaniser le marché de l'action Gaveau, celle-ci à son niveau présent, au-dessous du pair peut paraître présenter quelque attrait comme valeur d'appoint dans les portefeuilles. Les Affréteurs Réunis." Journal des finances : cote universelle et correspondance des capitalistes, 02/02/1923, p. 9 (gallica.bnf.fr)

1927

"La Maison Gaveau, 45 et 47, rue La Boétie, vient d'ouvrir un nouveau département spécial de pianos à queue et de pianos droits munis d'appareils automatiques.

Ces appareils, qui représentent le résultat de plusieurs années d'expérience et de mise au point, sont ce que l'on peut trouver aujourd'hui de plus voisin de la perfection. A ce département est adjoint un rayon de vente de musique perforée." Le Figaro, 08/05/1927, p. 3 (gallica.bnf.fr)

1931

"Des malfaiteurs se sont introduits, la nuit dernière, dans les bureaux de la fabrique de pianos Gaveau, rue Castel, à Fontenay-sous-Bois. Mais, dérangés par l'arrivée d'un chauffeur, ils se sont enfuis." Le Petit Parisien, 01/07/1931 , p. 7 (gallica.bnf.fr)

GAVEAU
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Pour les références voir les pages :  

Pianos français 1840 - 1849 (°1847)

Pianos français 1875 - 1899 (°1893)

Pianos français 1900 à maintenant (°1909)


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