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Facteurs de pianos en France
GAVEAU
à Paris (°1847)
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INCENDIE
Le feu s'est rapidement propagé, et lorsque les secours ont commencé à être organisés, il embrasait 20 mètres de la façade et menaçait d'envahir les bâtimens voisins, qui tous servent d'ateliers et ne sont pas plus solident établis. Mais, grâce à l'activité déployée par les sapeurs-pompiers, secondés par les sergens de ville et les habitans du voisinage, le feu a été circonscrit. On a préservé de ses atteintes les bâtimens mitoyens; mais l'atelier et les bois, les outils, les pianos, qu'il contenait en grande quantité, ont été la proie des flammes. Une enquête a été ouverte par le commissaire pour rechercher la cause, encore ignorée, de ce sinistre." La Presse, 13/05/1858, p. 2 (gallica.bnf.fr)
Par exception le cours d'ensemble de MM. Bottin frères se fait à la nouvelle succursale de la maison Gaveau, 6 rue de la Chaussée d'Antin : M. Edme Gaveau fils èst directeur de cette succursale." L'Europe artiste : beaux-arts, peinture, sculpture, gravure, théâtre, chorégraphie, musique, expositions, musées, librairie artistique, bulletin des ventes..., 26/01/1890, p. 184
Nécrologie
Parti d'une situation modeste, simple puvrier pianiste, en 1846, M. Gaveau était, grâce à sa persévérance et à son esprit d'ordre, arrivé à créer -une maison qui ne tarda pas à devenir l'une des premières de France, tant par l'importance de sa fabrication que par la qualité des instruments. Il apporta notamment d'importants perfectionnements à l'échappement el à la confection desarmaLures du sommier. Travailleur acharné, M. Gaveau était d'une grande loyauté en affaires est avait su s'attirer l'estime de tous ceux qui l'approchèrent. Ses obsèques bnL été célébrées à l'église S'-Ambroise. Nous adressons à sa famille nombreuse (il laisse 7 enfants et 10 petits-enfants), l'expression de notre condoléance bien sincère." Revue musicale Sainte-Cécile : publication bi-mensuelle, 17/03/1899, p. 88 (gallica.bnf.fr)
1908
Terrible Sinistre à Fontenay-sous-Bois.
L'enquête de la police
De l'enquete officielle ouverte sur les causes de ce gigantesque
incendie il ne résulte encore rien ou presque rien. Quatre cents ouvriers sans travail
Au nomhre de 400
à 500 environ, ceux-ci en effet, étaient accourus dès que le
premier signal du feu fut donné.
Rappelons brièvement les faits : Un ouvrier tableur, Cladé, assisté de M- Louis Oustry, réclamait à la maison Gaveau, représentée par M. André Aron, le prix de son outillage détruit lors de l'incendie des usines de pianos sises à Fontenay-sous-Bois; il demandait en outre une indemnité en raison du chômage résultant de la perte de ses outils. Comme le conseil des prud'hommes, le tribunal décide que le patron est dépositaire des outils apportés à l'usine, que, comme tel, il est responsable de leur perte, alors qu'il ne prouve pas que l'incendie est la conséquence d'un accident fortuit ; qu'il doit indemniser l'ouvrier du chômage forcé occasionné par la destruction de son outillage. Sur l'exception d'incompétence, le tribunal n'a eu à se prononcer qu'indirectement. M. Gaveau, ayant renoncé à ce moyen à la barre, il reste établi que le conseil des prud'hommes est compétent, car le contrat de dépôt d'outils est un accessoire du contrat de travail, ainsi que les obligations qui résultent de la responsabilité patronale, telle que celle d'indemniser l'ouvrier du chômage forcé. A M. Gaveau, qui prétendait être exonéré de sa propre responsabilité par une clause d'un règlement d'atelier affiché et qui, sous ce prétexte, refusait l'indemnité de chômage, prétendait imposer le règlement à 70 000 qu'il avait accepté de l'assurance et ne voulait rembourser qu'une partie de la valeur des outils brûlés, le tribunal a répondu que Cladé avait, à bon droit, refusé la somme offerte, que la clause d'exonéralion de responsabilité était nulle d'ordre public, bien qu'acceptée par Cladé, et que le règlement de l'assurance, fait sans lui, ne pouvait lui être opposé. Le tribunal a condamné la maison Gaveau à payer : 1422 fr. 50, valeur intégrale des outils brûlés et estimée par M. Bourgeois, conseiller prud'homme ; 2200 fr, d'indemnité de chômage." L'Ouvrier syndiqué, 01/03/1909, p. 4 (gallica.bnf.fr)
Die Gründer dieses Unternehmens haben nun unberechtigter Weise als Zugmittel den in Frankreich angesehenen Namen Gaveau benutzt, um damit Reklame zu machen, ja sogar in ihren Prospekten die Erwerbung der Pianofortefabrik von Gaveau in Paris als Zweck der Gründung hingestellt. Hiergegen erhebt nun Gabriel Gaveau, Chef der Firma Gaveau Frères in Paris, in „Le Monde Musical“ energisch Protest, indem er erklärt, daß er dem ganzen Unternehmen völlig fern stehe, daß der Name seiner Firma zu Unrecht mit demselben in Verbindung gebracht worden sei und daß er wegen der mißbräuchlichen Benutzung des Namens Gaveau bereits gerichtliche Schritte gegen die Gründer der „Societé Française de pianos“ unternommen habe." -- [Google-translation] -- "Protestation de la société Gaveau contre la « Société Française de pianos ». Nous avons récemment publié un article sur la création de la société par actions « Société Française de pianos » par un consortium bancaire parisien doté d'un capital de 3 millions de francs. Les fondateurs de cette société utilisent désormais indûment le prestigieux nom français de Gaveau à des fins marketing, allant jusqu'à affirmer dans leurs prospectus que l'acquisition de la manufacture de pianos Gaveau à Paris était l'objet de la création de la société. Gabriel Gaveau, directeur de la société Gaveau Frères à Paris, proteste vigoureusement contre cette situation dans « Le Monde Musical », déclarant n'avoir aucun lien avec cette entreprise, que le nom de sa société y a été associé à tort et qu'il a déjà engagé des poursuites judiciaires contre les fondateurs de la « Société Française de pianos » pour usage abusif du nom Gaveau." Zeitschrift für Instrumentenbau, Bd.: 31, 11/11/1910, p. 159 (daten.digitale-sammlungen.de)
Citons: MM. Kriéger, Cortot, Bouchez, Palier, Hervil, Margenson; Mmes Marguerite Deval, Hilda Roosevelt, Gervais-Boucheron, De Lausnay, Lebreton-Cudez; Mlles Arnould, Aussenac, A. et G. Meyer, etc., qui, dans des œuvres très diverses, furent infiniment appréciés. M. Etienne Gaveau reçut les sincères félicitations de tous ceux qui avaient tenu à se rendre à son aimable invitation." Le Courrier musical, 15/11/1912, p. 624
Une grande gêne fut néanmoins apportée à la fabrication par la
réquisition de l'Usine de Fontenay ou l'autorité militaire installa,
pendant 15 mois, d'août 1914 à octobre 1915, le dépôt du 12e régiment
d'artillerie.
La Société des Etablissements Gaveau a été constituée en 1921 scais la forme de Société anonyme: elle a été transformée en société en commandite sous la raison sociale Gaveau et de au mois de mai 1920. Ce remaniement- qu'il est assez rare de constater dans le sens ci-dessus, s'est opéré à l'occasion de l'absorption de la Société Immobilière Gaveau propriétaire de la manufacture de Fontenay-sous-Bois el de l'immeuble de la rue de la Boétie, absorption destinée vraisemblablement à mettre fin à certaines dissensions qui s'étaient produites entre les administrations des deux entreprises. Le capital de la Société Gaveau et Cie est depuis cette époque de 12.000.000 représenté par 24.000 actions de 500 fr.; les parts de fondateur qui existaient antérieurement ont disparu : la dette obligataire est très modeste. Les résultais financiers se sont traduits, pour 1921-22 (l'exercice se termine le 31 mars) par un bénéfice brut de 1.913.002 francs contre 2 millions 395.460 francs pour 1920-21 et par un bénéfice net de 984.171 fr. contre 1.415.353 fr.; les dotations aux amortissements ayant été ramenées de 527.171 fr. à 239.551 fr. le dividende n'a été réduit que de 40 à 30 fr. bien que pour le dernier exercice, les 24.000 actions aient eu également droit à l'intégralité de la répartition. La diminution des bénéfices pour 1920-21 était attribuable au notable fléchissement de la venle des pianos consécutif à la crise générale. La situation tendrai! à s'améliorer notablement depuis le début de l'exercice qui va se terminer à la fin du mois prochain. D'après certains renseignements actuellement mis en circulation, la fabrication porterait sur 300 pianos par mois et les commandes en carnet assureraient l'activité des ateliers jusqu'à fin avril ; on pourrait dans ces conditions envisager un relèvement des bénéfices et sans doute du dividende qui pourrait être reporté à 40 fr. Bien que quelques groupes paraissent avoir intérêt, en ce moment, à galvaniser le marché de l'action Gaveau, celle-ci à son niveau présent, au-dessous du pair peut paraître présenter quelque attrait comme valeur d'appoint dans les portefeuilles. Les Affréteurs Réunis." Journal des finances : cote universelle et correspondance des capitalistes, 02/02/1923, p. 9 (gallica.bnf.fr)
Ces appareils, qui représentent le résultat de plusieurs années d'expérience et de mise au point, sont ce que l'on peut trouver aujourd'hui de plus voisin de la perfection. A ce département est adjoint un rayon de vente de musique perforée." Le Figaro, 08/05/1927, p. 3 (gallica.bnf.fr)
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