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Facteurs de pianos en France
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Fabricant de Pianos de Sa Majesté l'Empereur, INVENTEUR DE L'ÉCHAPPEMENT-RÉPÉTITEUR DU PIANO DROIT ET A QUEUE. — Médailles d'or en 1841 et 1849. - Parmi les facteurs de pianos qui se sont recommandés depuis vingt ans à l'attention et à la faveur non seulement du public, mais encore des artistes les plus distingués, on doit placer en première ligne M. Kriegelstein.
Cet honorable fabricant, né à Riquewihr (Haut-Rhin), a, dans le cours de sa
carrière laborieuse, mérité toutes les récompenses nationales. Un fait
remarquable, que nous devons constater ici, c'est que les travaux de M.
Kriegelstein furent jugés si importants, qu'au lieu de débuter par les
récompenses ordinaires des simples mentions et de la médaille de bronze, il
obtint tout de suite (1834) une médaille d'argent. Depuis cette flatteuse
récompense, il eut l'honneur de recevoir deux fois la médaille d'or : en
1844 et 1849 (rappelle).
Kriegelstein n’avait alors que 30 ans ; deux ans après, il faisait breveter en collaboration avec Arnaud, un piano carré avec mécanisme et marteaux au dessus des cordes (1834) qui lui valut une méd. d’argent à l’exposition de la même année ; en 1839, ce fut un piano à queue à sillet, contre-sommier et marteaux frappant les cordes contre le point d’appui, avec étouffoirs perfectionnés, récompensé d’une nouvelle méd. d’argent ; puis, en 1841, ce sont des agrafes de précision pour faciliter l’accord, et, en 1844, le système de double échappement qui porte son nom, « chef-d’œuvre de simplicité et de précision » adopté par beaucoup de facteur et perfectionné plus tard par son fils, bientôt suivi d’un mécanisme à répétition pour le piano droit également simple et précis (1846). L’année précédente avait été marquée par l’apparition du piano demi-oblique de 1m 07 de hauteur, -véritable et précieuse innovation- dont l’exécution et la sonorité étaient en tous points remarquables ; la méd. de ((p 194)) 1re classe qui fut décernée en 1855 à son auteur déjà titulaire de deux médailles d’or (1844-49) était donc parfaitement justifiée. En 1858, sept ans avant sa mort qui survint le 20 novembre 1865, J.-G. Kriegelstein confia la direction de sa manufacture à son fils Charles (né à Paris le 16 déc. 1839) qui sut conserver la bonne renommée acquise et confirmée par le jury des expositions de Londres (1862, Prize medal), de Paris (1867 et 1878, méd. d’argent). En 1889, MM. Kriegelstein et Cie, peu satisfaits de l’emplacement qu’on leur concédait, renoncèrent à exposer leurs instruments au Champ-de-Mars ; pourtant, ils avaient des modèles nouveaux à soumettre au concours. Modifiant les plans primitifs, M. Kriegelstein a résolument adopté le système à cadre tout en fer et cordes croisées. Depuis 8 ans, ces instruments ont pris faveur auprès de la clientèle de cette maison, qui, sur 10 modèles n’en a plus qu’un de l’ancien système." Les facteurs d'instruments de musique : les luthiers et la facture instrumentale : précis historique, Constant Pierre, E. Sagot, 1893
Le premier piano droit à cordes demi-obliques est sorti de son atelier en 1843. Jean-Georges Kriegelstein se signala par les nombreux perfectionnements qu'il apporta a la fabrication des pianos. En 1834. il prenait un brevet de mécanique pour piano
carré, avec mécanique à marteaux au-dessus des cordes; en 1841, il imagina
les agrafes de précision pour l'accord; en 1844, il faisait breveter la
mécanique à double échappement pour piano à queue, qui est connue sons le
nom de « mécanique Kriegelstein » et, dès 1840. il appliquait le même
système de mécanique au piano droit. Sous son habile direction, la maison Kriegelstein a réalisé les progrès les plus considérables dans la fabrication des pianos. Ses instruments sonl réputés pour leur sonorité. La largeur des sons qu'ils donnent est semblable à celle des instruments à soufflet. Ils permettent d'obtenir avec le piano les effets
d'orchestration, que l'on ne pourrait espérer d'un instrument-à frapper,
Cette maison est l'une des premières qui aient adopté le cadre en 1er d'une
seule pièce, système américain, pour tous ses pianos à queue comme pour, ses
pianos droits. A l'Exposition universelle de Londres, en 1862, elle obtenait une Prize Medal avec cette mention : a Excellence dans le travail et le son des pianos. A l'Exposition universelle de Paris. on 1867. une 1er
médaille d'argent lui était décernée et les membres du jury, parmi lesquels
MM. Schaeffer, Erard, Pleyel et Wolff, Henri Herz, Cavaillé-Coll, Debain,
Wuillaume, adressaient une pétition il l'empereur pour qu'une médaille d'or
lui fût attribuée. A l'Exposition du Havre (1887), M. Charles Kriegelstein était membre du jury. A celle de Chicago (1892), il était mis hors concours et recevait les palmes d'officier d'Académie. A Anvers, en 1894, il obtenait un diplôme d'honneur et
c'est encore un diplôme d'honneur qui a récompensé ses efforts, à la Le
texte affiché peut comporter un certain nombr suite dés Expositions
d'Amsterdam, en 1895, et de Bruxelles, en 1897.
Jean-Georges KRIEGELSTEIN, natif de Riquewihr (Haut-Rhin), arrivant à Paris en 1826, entra comme contre-maître chez PAPE, où il resta jusqu'en 1831, année où il fonda sa manufacture de pianos qui devait acquérir une si belle renommée.
KRIEGELSTEIN n'avait alors que 30 ans; deux ans après, it faisait
breveter, en collaboration avec ARNAUD, un piano carré avec mécanisme et
marteaux au-dessus des cordes (1834), qui lui valut une médaille
d'argent à l'Exposition de la même année; en 1839, ce fut un piano à
queue à sillet, contre-sommier et marteaux frappant les cordes contre le
point d'appui, avec étouffoirs perfectionnés, récompensé d'une nouvelle
médaille d'argent puis, en 1841, ce sont des agrafes de précision pour
faciliter l'accord, et, en 1844, le système de double échappement qui
porte son nom («chef-d'œuvre
de simplicité et de précision» adopté par beaucoup de facteurs et
perfectionné plus tard par son fils), bientôt suivi d'un mécanisme à
répétition pour le piano droit, également simple et précis (1846). L'année précédente avait été marquée par l'apparition du piano demi-oblique de 1 m. 07 de hauteur, véritable et précieuse innovation, dont l'exécution et la sonorité étaient en tous points remarquables; la médaille de première classe qui fut décernée eu 1855 à son auteur, déjà titulaire de deux médailles d'or (1844-49), était donc parfaitement méritée.
Modifiant les plans primitifs, M. KRIEELSTEIN a résolument adopté le
système à cadre tout en fer et cordes croisées.
C'est là une heureuse décision, car l'empioi des notes dans tes
registres élevés est devenu de plus en plus fréquent dans les nouvelles
œuvres musicales. Ces instruments possèdent une sonorité étendue et
profonde, qui en fait des pianos de qualité très supérieure. Tous ces
pianos sont à cordes croisées. Finis les pianos à cordes obliques ! Cordes croisées, cadre métallique, mécanique à double échappement. C'est le plus petit piano à queue du monde. Je ne connais que cet instrument aussi petit et merveilleusement réussi, non seulement comme clavier et sonorité, mais aussi comme meuble. On a bien souvent regretté que l'ancien piano dit « crapaud » fût si lourd, si disgracieux; ce petit modele Bijou mérite son nom, autant comme meuble que comme instrument. C'est plaisir que de visiter la fabrique nouvellement construite à Droittecourt (Oise); elle répond bien à toutes les exigences de l'industrie moderne, dirigée qu'elle est actuellement par M. Boulé KRIEGELSTEIN, l'arrière petit-fils du fondateur de la maison." Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927, p. 2078-2079 (gallica.bnf.fr)
KRIEGELSTEIN
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