home |
Facteurs de pianos en France
LACAPE Jean Jules
à Paris (°1855)
![]()

![]()
Comme tout ce
qui est nouveau, comme tout ce qui vient contredire et contrarier la
routine, le merveilleux instrument l'ut sallué, dès son apparition,
par des attaques de toutes sortes et de toute nature.
Il fut traité d'orgue barbare, comparé aux pianos à manivelles,
connus déjà de tout le monde. Il n'en fallut pas d'avantage pour
faire oublier pendant quelque temps l'œuvre remarquable de M.
Lacape, ainsi mise à l'état de réprobation par ses concurrents de la
facture et du commerce instrumental.
Admis à l'Exposition de 1867, il fut exposé pendant un mois et demi,
après quoi il fut relégué dans le coin d'un pavillon de
l'Exposition.
On donna pour raison que sa présence devenait
séditieuse en excitant des attroupements par le mécanisme
exceptionnel de son jeu qui ne laissait plus dormir probablement
l'inquiète jalousie de certains facteurs de pianos.
Cependant la vérité devait se faire et confondre tons les
détracteurs du piano Lacape.
On a voulu connaître cette invention nouvelle et la juger. De
l'observation faite, il est résulté que ce piano avait été l'objet
d'odieuses calomnies.
On s'est étonné de voir cet instrument phénomène se mettre en
mouvement de lui-même, en exécutant magistralement l'ouverture de
Guillaume Tell avec une perfection tel le qu'on ne peut supposer
qu'un mécanisme puisse ainsi exécuter.
On désira entendre, après l'ouverture, le quadrille de la Belle
Hélène en un instant, et sans aucun préparatif, le merveilleux piano
Lacape exécuta ledit quadrille en s'arrêtant de lui-même à chaque
ligure, le temps voulu pour prévenir les danseurs.
Ce qui devait surtout exciter une admiration profonde, c'est de voir
l'instrument s'agiter dans son clavier, les pédales du forte et du
pianissimo mis en jeu comme par une puissance invisible.
Plusieurs fois, l'expérience a été renouvelée, et toujours
l'instrument s'est montré digne de la même admiration.
Devant de pareils résultats, confirmés par les amateurs les plus
experts et par les plus habiles virtuoses on demande pourquoi
l'œuvre de M. Lacape a été si injustement frappée d'ostracisme et
reléguée dans un coin de pavillon.
Hâtons-nous de dire que l'injustice n'a fait que profiter de
l'intelligent Inventeur : on se porte aujourd'hui dans ses magasins,
situés boulevard Saint-Martin, 45 à Paris, pour y admirer son œuvre
si remarquable, ainsi que ses autres pianos ordinaires et ses
orgues-harmonium pour salons et chapelles aux prix les plus modérés.
C'est aujourd'hui le rendez-vous
de tout le beau monde musical. Honneur donc au génie inventif de M.
Lacape, et prospérité pour ses œuvres utiles à tout le monde amateur
de bonne musique et d'instruments de bon goût !"
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses
du jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes, 03/01/1867,
p. 939 (gallica.bnf.fr)
1878
Ce second instrument, accouplé au premier, est déstiné
à imiter le son de la harpe dans les cinq premières octaves, et celui de la
mandoline dans la sixième et la septième.
L'effet produit rappelle surtout
le son affaibli du clavecin.
Bien que l'idée de M. Lacape ne soit pas
réalisée aussi complètement qu'elle pourra l'être plus tard, nous la
trouvons fort intéressante.
La combinaison d'un clavecin et d'un piano
offrirait l'avantage de pouvoir jouer l'ancienne musique de Couperin, de
Rameau, de Bach, sur un instrument semblable à celui pour leqnel elles ont
été écrites et dont le timbre du piano altère sensiblement le caractère.
Le
son du concerto-harpe de M. Lacape se mêle aussi fort bien avec celui du
piano auquel il ajoute du coloris."
Journal officiel de la République française,
30/10/1878, p. 1005 (gallica.bnf.fr)
1883
1884
1889
This on investigation proves to be a piano of the ordinary upright
wich can also be made a mechanical one.
By use of the extra pedal and strips
of cardboard, music is evolved without playing.
This instrument gives the
performer the advantage of appearing to play in the usual way and it is
certainly better than understanding up turning a handle."
The Music Trade Review,
1889, p. 78
LACAPE
Cliquer sur le lien ci-dessus.
Pour les références voyez
|
|||||||||||