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Facteurs de pianos en France
GOUTTIÈRE
à Paris
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Les Hommes du Nord
J'ai ouï dire, parfois, que le travail nous vieillit vile. Voilà
pourtant un homme dont l'exitence a été laborieuse au premier chef; et
les années ont passé sans l'entamer. Le visage même est resté
cxlraordinairemenl jeune; et si les cheveux, la barbe, sont plus sel que
poivre, il semble que ce soit pure coquetterie.
En 1878, il resta, seul à la tête de la manufacture, à laquelle sa haute
compétence, ses qualités d'administrateur et d'artiste, son inlassable
activité, avaient imprimé une nouvelle et vigoureuse impulsion. A la récente Exposition d'Anvers, elle a remporté le seul grand prix décerné aux pianos français ni les Belges ni les Allemands n'ont cu de grand prix. Voilà le résultat des travaux de notre ami, il honore à la fois Gouttière et notre superbe industrie, dont les valeureux représentants et combien le Nord n'en fournit-il pas ne cessent de soutenir avec fruit, à l'étranger, la réputation des produits français, remportant ainsi des victoires qui, pour être pacifiques, ne sont pas moins glorieuses et profitables. A la direction du son magnifique établissement, M. Gouttièrene borne pas ses soins. Il est encore vice-président de la Chambre Syndicale des fabricants d'instruments de musique, membre du Conseil d'administration de l'Académie Nationale et de la Société d'Encouragement à l'Art et à l'Industrie, présidée par M. Gustave Larroumet – dont nous avons publié récemment une si attachante élude sur Watteau.
A toutes ces Sociétés, M. Gouttière apporte un concours des plus assidus
comme des plus précieux. Les ouvriers de sa maison lui doivent la
création d'une société de secours mutuels, dontil s'occupe avec
sollicitude.
1895
M. Gouttière fit ses débuts dans
l'industrie,
à Lille, sa ville natale : mais le commerce des lins n'eut pas pour
lui des attraits suffisants : un beau jour, il partit pour Paris.
Là, il étudia la fabrication des pianos dans les premières
manufactures et, après des mois et des mois d'un labeur acharné
combien il a raison le vers de Virgile.
Il devint l'associé de M, P.
Elcké, dont la maison, universellement connue, date de 1846. En
1878, il resta seul à la tête de la manufacture, à laquelle sa haute
compétence, ses qualités d'administrateur et d'artiste, son
inlassable activité, avalent imprimé une nouvelle et vigoureuse
Impulsion.
Il est inutile de faire l'éloge d'une marque qui a obtenu dans les
Expositions les plus importantes, seize récompenses.
Les efforts de
M. Gouttière, sa recherche incessante du mieux, sa haine des
méthodes routinières, l'ont dès longtemps mis au premier rang.
A la
récente Exposition d'Anvers, elle a remporté le grand-prix décerne
aux pianos français, à Amsterdam 1895 le grand Diplôme d'honneur :
ni les Belges, ni les Allemands n'ont eu de grand prix. Voilà le
résultat des travaux de notre ami : il honore à la fois Gouttière et
notre superbe industrie, dont les valeureux représentants et combien
le Nord n'en fournit-il pas ne cessent de soutenir avec fruit, à
l'étranger, la réputation des produits français, remportant ainsi les victoires qui, pour être pacifiques, ne sont pas moin3
glorieuses et profitables.
A la direction de son magnifique
établissement, M. Gouttière ne borne pas ses soins.
[...] A toutes
ces Sociétés, M. Gouttière apporte un concours des plus assidus
comme des plus précieux. Les ouvriers de sa maison lui doivent la
création d'une société de secours mutuels, dont il s'occupe avec
sollicitude." Dictionnaire
biographique des grands commerçants et industriels; 1. Dictionnaire
biographique des grands négociants et industriels...,
ouvrage rédigé par un comité de spécialistes sous la dir. de M.
Henry Junger, 1895 (gallica.bnf.fr)
1898
« La maison Gouttière, de Paris (ancienne maison Elcké),
s'est montrée à la hauteur de sa réputation, consacrée
depuis longtemps par le suffrage des artistes. Nous
avons remarqué ses pianos droits, dont l'un, à cordes
croisées et à double étouffoir, nous a surtout
intéressé. Son piano à queue, dont la mécanique est
remarquable par sa nouveauté, est un des plus beaux
instruments de l'Exposition. Les meubles de ces pianos
joignent l'elégance à la sobriété et sont du meilleur
goût. »
Il nous paraît inutile de rien ajouter à ces éloges si
autorisés. Nous dirons seulement que le jury s'est
associé aussi pleinement que possible aux conclusions du
rapporteur, puisque M. Gouttière est le seul facteur de
pianos auquel ait été décerné l'un des huit Grands Prix
de l'Exposition de Bruxelles.
Pour les références voyez
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