home | Facteurs de pianos en France


 

OURY Alphonse
Levallois (°1860)

1889

PARIS - "111. OURY (Alphonse C.), à Paris, rue Bayen, 14. — Pianos." Catalogue général officiel de l'exposition universelle de 1889, p. 8 (gallica.bnf.fr)

PARIS - "EXPOSITION UNIVERSELLE - LES PIANOS - En principe, on doit reconnaître que le piano à queue est supérieur au piano droit pour plusieurs raisons : il a des sons plus puissants et plus brillants, puis, comme les cordes sont rangées, de même que le clavier, sur un plan horizontal, l'exécutant se trouve placé en perspective, ce qui lui permet de mieux apprécier la portée du son.

Mais, dans la pratique, il est évident que les facteurs habiles sont parvenus à construire des pianos droits qui sont d'excellents instruments, très dignes d'être comparés aux pianos à queue.

C'est là un résultat d'autant plus satisfaisant, que les pianos à queue ont des inconvénients graves, qui en rendent l'usage impraticable pour bien des gens.

D'abord, ils sont d'un prix élevé; puis ils occupent beaucoup d'espace et sont loin de constituer des meubles élégants. Enfin, ils ne sont pas à leur place, même au point de vue musical, dans les appartements ordinaires, où leur sonorité est trop éclatante et trop crue.

Le piano droit est donc le plus pratique ; mais nous tenons à démontrer qu'il peut être en même temps un instrument de premier ordre, quand il est bien fabriqué, et nous ne pouvons en donner de meilleure preuve que le piano exposé dans la classe 13 (groupe II), par M. A. Oury (14, rue Bayen).

M. Oury s'est attaché précisément à obtenir clans ses pianos une grande sonorité, et il y a pleinement réussi. De plus, il a longuement étudié et définitivement résolu le difficile problème de la prolongation des sons.

Il y a longtemps que cette prolongation est cherchée, et elle est à juste titre considérée par les artistes comme présentant une importance capitale. C'est, en effet, de ce côté qu'il y a beaucoup à faire pour donner au piano des qualités de son qui lui manquent généralement. Le piano, en effet, dont l'utilité est si incontestable, est fort inférieur aux instruments à cordes sous le rapport de la prolongation des sons.

Tandis que sur un violon ou un violoncelle l'exécutant peut donner au son la durée qu'il veut, le pianiste doit se contenter d'une vibration relativement courte, ce qui rend l'eéxcution plus sèche et moins liée. Le perfectionnement apporté à la construction des pianos par M. Oury a donc une très grande importance. Ce facteur a exposé un piano en bois noir gravé, dont l'ornementation sévère est d'un goût parfait. Le mécanisme de cet instrument ne laisse rien à désirer.

Il est composé de cordes croisées et d'un cadre en fer laqué. Le sommier est garni d'une guirlande de roses dont l'exécution est très soignée. La mécanique, en métal nickelé, est d'une solidité à toute épreuve.

Le jeu de ce piano est agréable; il est d'une très bonne attaque et d'une répétition rapide, tient parfaitement l'accord, a des sons extrêmement prolongés et toute la sonorité d'un piano à queue.

Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est que toutes ces qualités se trouvent daris un modèle d'une grandeur ordinaire. En outre, M. Oury a exposé un piano semblable dans le pavillon de l'Hygiène. Trois fois par semaine il y a des auditions, et le public peut ainsi se rendre compte de la valeur de ces instruments, dans lesquels rien n'a été négligé.

Nous sommes certain que l'innovation de M. Oury, en prolongeant les sons du piano, doit avoir un grand succès. Il est d'ailleurs justement renommé par les soins extrêmes qu'il apporte à fabrication.

Nous avons visité ses magasins, où il y a une salle d'exposition, et nous n'y avons trouvé que des instruments de premier ordre, qui ne craignent aucune comparaison, et qui sont entièrement dignes de la grande renommée des facteurs français." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 1889, p. 198 (gallica.bnf.fr)

1896

PARIS - "162 — Oury. Paris, rue Bayen, 14.  Pianos brevetés." L'Exposition du théâtre et de la musique, Paris, 1896 : catalogue officiel de l'Exposition, 1896, p. 96 (gallica.bnf.fr)

Pour les références voyez en bas de la page
pianos français 1850 - 1874


 © Copyright all rights reserved