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MERCIER Sébastien
à Paris (°1830)

1834

 

1836 - "Le piano droit à sept octaves et trois cordes, de Mercier, à Paris, contient une pédale particulière au moyen de laquelle la diffussion du son peut-être graduée à volonté. Le piano étant, de tous les instrumens, le plus cultivé aujourd'hui, on ne saurait y apporter trop de perfectionnemens." La France industrielle: encyclopédie des arts, du commerce, de l'agriculture, 1836, p. 115

1839

"L'habile facteur, M. Mercier, qui a obtenu à la dernière exposition une médaille décernée à la spécialité des pianos droits est de retour d'un voyage à Londres, où il a eu l'honneur d'être reçu en audience privée par le prince Albert.

Le prince, qui est excellent connaisseur en musique, a été enchanté du nouveau piano, à clavier et mécanique non mobiles, que l'inventeur, M. Mercier, lui a présenté. Le prince s'est empressé d'acheter ce piano-modèle et d'accorder le brevet de facteur de la reine Victoria à M. Mercier, en témoignage de sa vive satisfaction." La France Musicale, 1844, p. 283 (gallica.bnf.fr)

"Au mois d'août dernier, Thalberg, ayant ou l'occasion de jouer à Boulogne-sur-Mer, le piano de M. Mercier, voulut témoigner toute  satisfaction à l'habile facteur, en lui donnant une lettre de recommandation très pressante pour son beau-pére Lablache alors à Londres.

Conjointement avec M. Costa, Lablache présenta M. Mercier et son instrument à la reine Victoria et au prince Albert, et ce dernier, très compétent en tout ce qui concerne l'art musical, fit délivrer sur-le-champ, à M. Mercier, le brevet de facteur de la reine pour pianos droits à claviers et à mécaniques non mobiles." La France Musicale, 1844, p. 326 (gallica.bnf.fr)

1845

 "Les pianos transpositeurs de M. Mercier ont obtenu les suffrages de tous les amateurs. La simplicité du mécanisme qui fait le fond de cette invention remarquable lui assure le rang que l'on s'est plu à lui promettre tout d'abord.

On sait que l'ancien système du piano occasionnait un dérangement complet, dans le clavier et la mécanique, tandis que dans le nouveau système il ne s'agit que de faire mouvoir un petit bouton pour obtenir une transposition de demi-tons jusqu'à dix, de sorte que l'accompagnement d'un morceau de chant est bon pour toutes les voix, et qu'un solo de cor, par exemple, peut être exécute par un cornet à pistons, quel que soit le ton. Ces instruments sont à trois cordes, six octaves trois quarts." La France Musicale, 1845, p. 7 (gallica.bnf.fr)

1846

"THE ROYAL ALBERT PLANOFORTE AND DE FOLLY'S GEOMETRICAL * PIANOFORTE. Having been invited to inspect these new inventions, we require no graphic aid to describe them. Indeed, the machinery is so simple in both instances that it would present no interesting features for illustration, and the novelties can be easily explained in sober prose. M. De Folly is the clever flautist of Her Majesty's Theatre, and his invention consists in an entirely new distribution of the keys.

It is most simple, but most effective, reducing as it does the fingerings on the piano to two. When the scales of C and G are acquired, the performer can play immemediately in any other key.

As these are uniform keys (of equal size), the great difficulties in extreme scales are so simplified as to render the most abstruse and remote passages easy. Mr. Laurent, jun., played on Monday last on an instrument made by Messrs. Collard on this principle, and produced effects equal to the most astonishing pianists. There is not the slightest, alteration in the strings and hammers — the invention applies solely to the keyboard.

It must materially shorten the duration of pianaforte practice, and the executants of tours de force will have to commence again. The leading professors have highly approved of M. de Folly's ingenuity.

The Royal Albert Pianoforte is the invention of Sebastian Mercier, a maker in Paris. By means of a transposing action, which consists of a key in the centre of the instrument, turned either to the right or to the left, whilst a spring is held down, the performer may raise or lower the pitch five semitones, without shifting the ivory keys or changing a note of the piece as written by the composer.

This is a most beautiful and ingenious invention, and a marvellous triumph of mechanical power. To singers and to singing masters, it is invaluable.

If the voice be out of order, or if the composition be too high or too low for the register, the remedy is immediately at hand, and the compass of the transposing power being five semitones lower or higher than any given scale, the extent, as Mr. Callcott justly observes in his able treatise, is abundantly sufficient for every vocal purpose." The Illustrated London News, 17/01/1846, p. 42

1852

"Pour M. Sébastien Mercier, il a su, par un travail assidu et persévérant, se placer au premier rang des facteurs de pianos.

Mû par un sentiment de bienfaisance tout chevaleres que, et ancien ouvrier lui-même, il a refusé, après la révolution de février, de diminuer le moins du monde le salaire des nombreux ouvriers qu’il emploie; aussi ses pianos, confectionnés avec un soin minutieux, sont-ils aujourd’hui reconnus pour être des meilleurs qui existent. [...][...]

Ce ne sont pas là, comme,on voit, des marchands ordinaires. de simples négociants; ce sont de véritables chefs d’industrie, qui inventent, perfectionnent, découvrent, et qui méritent d’être récompensés et appréciés autant que nos filateurs et nos manufacturiers.

Nous espérons que M. le ministre actuel du commerce, qui est jeune, ne manquera pas à cette mission. Le travail n’est-il point, pour un peuple comme celui de Paris, le frein le plus salutaire?" Le 20 décembre : courrier de Limoges, 03/02/1852, p. 4 (gallica.bnf.fr)

1857

"L'Annuaire musical de 1857, dans un article consacré aux célébrités artistiques, relève l'omission qui avait été faite de l'un des titres les plus flatteurs qu'ait obtenus M. Sébastien Mercier, celui de facteur de pianos de S. M. la reine d'Angleterre. C'est, en effet, en 1844 que, sous le patronage de MM. Lablache et Thalberg, ce brevet lui fut remis dans une audience particulière au château de Windsor, et confirmé par les éloges de S. A. R. le prince Albert : M. Sébastien Mercier est aussi l'un des titulaires de la Société internationale nouvellement instituée pour les études pratiques d'économie sociale." La Presse, 21/02/1857, p. 2 (gallica.bnf.fr)

1858

"L'un de nos meilleurs facteurs de pianos, M. Sébastien Mercier, se retire des affaires. La liquidation de ses excellens instrumens se prolongera jusqu'au mois de juillet prochain. Il sera donc encore possible de visiter ces salons du boulevard Bonne-Nouvelle, 31, où naguère les premiers artistes ont composé et exécuté leurs œuvres les plus remarquables." La Presse, 21/02/1858, p. 3 (gallica.bnf.fr) - Journal des débats politiques et littéraires, 24/02/1858, p. 2 (gallica.bnf.fr)

1927

"Séb. MERCIER, en 1844 présenta un piano droit à cordes verticales permettant de transposer de cinq demi-tons. Plus tard, toujours pour faciliter la transposition (1851), il fabriqua un instrument muni de touches brisées agissant sur divers leviers, suivant le déplacement du clavier. A la même époque, il ajouta une pédale expressive." Encyclopédie de la musique et dictionnaire du conservatoire, 1927, p. 2078 (gallica.bnf.fr)

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Pour les références voyez la page
pianos français 1830 - 1839


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