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Gustave LYON
à Paris (°1855)

1893

"A sa mort [d'Auguste WOLFF] en fevrier 1887, c'est M. Gustave Lyon, ancien élève de l'école polytechnique, ingénieur breveté du Gouvernement, gendre de A. Wolff et son collaborateur depuis cinq années, qui a pris la direction de la maison.

M. Lyon, fidèle aux traditions dont il est le gardien, a continué à travailler dans la voie que lui avaient tracée ses predecesseurs, et, tout en conservant avec un soin jaloux aux instruments modernes la nature propre, l'individualité des anciens « Pleyel », il leur a ajouté dans des types nouveaux qui doublent, mais ne suppriment pas les types consacrés, des ressources nouvelles, de nouvelles richesses.

C'est à lui qu'est due la troisième pédale, indépendante des deux autres, la pedale harmonique, qui permet de maintenir au piano la tenue d'une note ou d'un accord comme à l'orgue. On doit encore à M. Lyon deux im entions toutes récentes qui facilitent l'étude du piano un mécanisme qui assourdit le son du piano de manière a ce qu'il ne gène pas même les personnes qui sont dans la pièce voisine de celle ou l'on joue; et le durcisseur, autre appareil applicable a tous les pianos et qui sert à rendre à volonté le clavier plus résistant pour les exécutants qui ont besoin de developper la vigueur de l'attaque.

Sous sa direction, l'usine de Saint-Denis se transforme de jour en jour; on y installe les machines les plus perfectionnees et on applique à la fabrication les procédés les plus nouveaux.
Ne perdant de vue aucun des progrès de l'industrie moderne et sachant les juger et les utiliser, M. Lyon est arrive à introduire l'acier coulé dans la fabrication des pianos, les rendant ainsi susceptibles de résister à tous les climats. Ses recherches incessantes sur les lois délicates de l'acoustique appliquées à la facture des pianos l'ont amené à construire, grâce à cet acier coulé, un instrument de concert dont la sonorité dépasse de beaucoup celle des pianos connus jusqu'à ce jour.

Membre du jury des récompenses aux Expositions du Havre et de Toulouse en 1S87, secrétaire rapporteur du jury à l'Exposition de Bruxelles en 1888, M. Lyon a été nommé en 1888 Chevalier de l'ordre royal de Léopold de Belgique, en avril 1889 Chevalier de la Légion d'honneur, et, en 1892, Chevalier de l'ordre royal du Danebrog.

Une institution de l'importance de la maison Pleyel, avec son passé, ses traditions, son rôle dans l'histoire artistique du siècle et sa constante activité, constitue pour ainsi dire une personnalité vivante dont les oeuvres attestent l'âme, et qui a pour organisme les ressorts admimstratifs qui font aboutir les manifestations de cette âme.

On comprend dès lors toute l'importance du choix du personnel dans un établissement de ce genre et l'on peut due que si depuis un siècle la Maison Pleyel a toujouis atteint le but de ses efforts, si elle a acquis la puissance d oiganisation qui la distingue, c'est parce que ses directeurs ont toujours su s'adjoindre des collaborateurs de haut mérite.

Cette tradition s'est conservée avec soin. Aussi trouvons-nous aujourd'hui, groupé autour de M. Lyon, un état-majoi devoué a la tête duquel sont deux noms bien connus MM. Ernest Lantelme et Georges Pfeiffer, qui, depuis longtemps déjà, apportent à la Maison Pleyel le précieux concours de leur collaboration et ont puissamment contribué l'élever au rang qu'elle a atteint.

Certes les résultats obtenus par la Maison Pleyel, ses innovations et ses perfectionnements dans la factute du piano, son influence dans l'évolution musicale de notre époque, sont ses plus beaux titres de gloire, et les récompenses officielles ne pouvaient rien ajouter à la haute notoriété qu'elle s'est acquise. Elles ne lui ont pas manqué, toutefois. On pourra s'en convaincre en consultant en tête de ce chapitre le tableau des récompenses qu'elle a obtenues aux expositions. Elles ont sanctionné le mérite de ses oeuvres et les étapes de sa réputation.

L'Exposition Universelle de 1880 a mis le comble aux honneurs et au renom de la Maison Pleyel. On sait le succès que ses instruments y ont obtenu. Ses modèles de piano lui ont valu un Grand Prix, la plus haute récompense en outre, pour l'ensemble de ses fondations avant pour but l'amélioration du sort des ouvriers, elle a obtenu une médaille d'or.

En 1890, la Maison Pleyel fètait la construction de son cent millième piano, le labeur de tout un siècle. Si l'on considère ce qu'elle a su faire de cet instrument au cours de cette période, le point de perfection ou elle l'a élevé, les innovations qu'elle est capable d'y apporter encore et pendant longtemps, car sa puissante organisation garantit la durée de son existence, on peut affirmer que le piano est un instrument de bel avenir."
La Salle Pleyel Pradel Léon, 1893, p. 136-139 (gallica.bnf.fr)

1901

"Facteur de Pianos et Harpes (Directeur de la Maison Pleyel, Wolff, Lyon et Cie), ancien élève de l’École polytechnique, Ingénieur civil des Mines, Président de la Chambre syndicale des Instruments de Musique, Président des Comités d’admission et d’installation, Président du Jury, Paris 1900, classe 17, groupe III, Officier de la Légion d’honneur 22, rue Rochechouart (9e)." La Revue riche : publication illustrée, 01/05/1901, p. 37 (gallica.bnf.fr)

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