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Facteurs de pianos en France
LACAPE Jean Jules
à Paris (°1855)
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journal hebdomadaire illustré, 29/04/1883, p. 122 (gallica.bnf.fr)
Jean Lacape "M. Jean Lacape est né à Sauternes (Gironde), le 26 juillet 1831. La mort prématurée de son père, qui s'était distingué comme marin, mais qui ne possédait aucune fortune, laissa sa digne mère dans un état voisin de la gêne, avec trois enfants, dont Jean, l'aîné, n'avait que quatre ans. Aussi l'éducation de Jean fut-elle forcément rapide et incomplète, et à onze ans il abandonnait les bancs de l'école primaire. Il est vrai que son intelligence et son application avaient, dans la limite du possible, suppléé à l'insuffisance de la durée de ses études, et que son maître, en le rendant à sa mère, déclarait qu'il n'avait plus rien à lui apprendre. A treize ans, il entrait comme apprenti dans une importante maison d'ébénisterie de Bordeaux, excellente préparation pour le futur facteur de pianos, qui sut acquérir là, dans l'espace de trois ans, une connaissance approfondie des bois, de leur nature, de leur provenance, de leur qualité et une singulière habileté à les mettre en œuvre. En même temps, il complétait son éducation, fréquentait les cours publics, les écoles du soir, faisait des progrès surprenants dans l'étude du dessin industriel. Il eut l'heureuse chance, son apprentissage d'ébéniste terminé, de travailler sous la direction d'un facteur de pianos qui ne possédait pas, il est vrai, la renummée tapageuse de certains industriels, mais qui aimait passionnément son art, qui comprenait et exécutait ses instruments en véritable artiste. Aussi, quand le jeune Lacape sortit de là, à l'âge de dix-neuf ans, et entreprit son tour de France, il put entrer de plain-pied, en qualité de conducteur des travaux, dans une grande maison du Midi : la maison Boisselot de Marseille. Il arriva à Paris en 1851, et, rêvant dès lors un grand établissement auquel il pressentait qu'il serait appelé à donner une extension inusitée, il s'attacha à l'étude du piano-orgue et ne revint au piano ordinaire que lorsqu'il se fut complètement assimilé cette fabrication spéciale. Doué d'un esprit inventif très développé, il rendit de sérieux services aux grandes maisons de pianos auxquelles il fut successivement attaché et contribua puissamment, en qualité de contre-maître, à fonder la réputation d'une maison parisienne qui produisait des instruments de premier ordre, mais qui n'a vait pas réussi jusqu'alors à conquérir la vogue dont elle était digne. Comme tous les hommes qui ont une idée, qui visent un but et le poursuivent avec ténacité, M. Lacape était un homme sérieux, un travailleur assidu, rangé, économe. En janvier 1857, grâce à l'accumulation de ses épargnes, il se trouva en état de se créer un atelier, de l'outiller, d'acquérir les matières premières nécessaires à ses débuts; la maison Lacape était fondée." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 29/04/1883, p. 122 (gallica.bnf.fr)
LACAPE
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