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LABORDE
à Paris

1849

PARIS - "A exposé un piano droit avec un nouvel appareil pour remplacer les anciennes chevilles à accorder, qu'il nomme constant accord. Les avantages de cette innovation ne peuvent être appréciés qu'avec le temps." Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie ..., France Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, 1849

 PARIS - "Von dem Ingenieur Laborde, sah man ein aufrechtstehendes Pianoforte woran die Saiten, um den Einflüssen zu starken Anschlages oder Temperaturwechsels zu begegnen, sich an Schneckenfedern befestiget fanden.

Ich kann diese Erfindung um so weniger für neu gelten lassen, als mein seeliger Vater vor circa 50 Jahren schon, einen Flügel nach diesem Systeme verfertigte. Üm zu zeigen, daß die Feder die Saite immer wieder in gleiche Spannung sepe, ließ mein Vater, wie er mir oft erzählte ein Modell verfertigen, welches man Winters aus der geheißten Stube in den Schnee lagen, oder selbst mit Füßen auf die Saiten springen konnte, ohne daß sich dieselben verstimmten.

Mein guter seeliger Vater mochte seiner Zeit schon ein langes Vorgefühl von der Richtung gehabt haben, welche das Clavier-Spiel einst nod nehmen würde." Verhandlungen des niederösterreichischen Gewerb-Vereins, 1849, J. B. Streicher, p. 351

PARIS - "Si l'on fait l'opération, on trouvera pour valeur de x 433,6, soit en nombre entier 434, nombre de vibrations par seconde que donnera la corde qui se sera allongée de 1/20 de millimètre, c'est-à-dire 7 vibrations de moins que le la.

Nous avons vu que le nombre de vibrations de demi-ton était de 27 ou 28 ; or, 7 étant le quart de 28 ou du demi-ton, le son aura donc baissé de ⅛ de ton, d'un peu plus d'un comma.

C'est déjà quelque chose ; mais cependant si l'on considère que la variation thermométrique qui aurait fait baisser cette corde aurait également influé sur toutes les autres, ont est porté à croire que l'accord ne serait pas troublé de manière à rendre l'instrument injouable. Une expérience faite devant nous paraît encore donner raison à M. Laborde.

Deux la tendus parfaitement à l'unisson, l'un avec cheville, l'autre avec levier, ont été changés de température par la présence d'une lampe à esprit-de-vin ; la corde tendue avec cheville a baissé très-sensiblement, tandis que celle tendue par le levier est demeurée à peu de chose près au diapason. Voilà en effet ce qui a eu lieu ; mais nous n'osons pas pour cela affirmer que toutes les prévisions de M. Laborde soient justes.

A-t-il pensé que la température n'agit pas seulement sur les cordes, mais encore sur le bois de la caisse? Et d'ailleurs, en supposant que tout se passe comme il le croit, l'instrument ne contractera-t-il pas des défauts par l'emploi du système ?

D'autres phénomènes acoustiques que ceux prévus par M. Laborde ne se présenteront-ils pas ? Par exemple, est-il bien certain qu'une corde fixée à un corps qui n'est pas rigide, comme le levier, ait toute la plénitude de vibration désirable ?

La quantité considérable de métal nécessitée par l'appareil ne donnera-t-elle pas au son une qualité dure et métallique? Nous le craignons.

Enfin, on pourrait encore faire d'autres objections; mais cependant l'idée de M. Laborde ne doit pas passer inaperçue, et, quelque imparfaite qu'elle se présente aujourd'hui, elle a peut-être de l'avenir.

Combien n'a-t-on pas vu d'inventions repoussées à leur apparition, et même avec raison, se modifier, se perfectionner, et arriver ensuite à un heureux résultat !" La Tribune des artistes : journal publié sous les auspices de la Société libre des ..., 1849, p. 141-143 (gallica.bnf.fr)

PARIS - "3570 LAB0RDE, ingénieur-mécanicien, r. du Faub.-du-Temple, 50. Quatre médailles d'honneur.
Piano constant-accord.

Par cette construction totale ment nouvelle, les pianos ne se désaccordent plus. Le problème, considéré jusqu’à ce jour comme insoluble, se trouve résolu ; le cbaud, le froid, la sécheresse et l’humidité. sont sans action sur cet instrument. Médaille d’honneur d’argent en 1823 et 1827, de bronze en 1833, d’argent en 1845." Livret de l'exposition nationale des produits de l'agriculture et de l'industrie : 1849, p. 159-160, (gallica.bnf.fr)

1883

PARIS - "Dans le piano droit, les perturbations de justesse sont plus fréquentes que dans les pianos à queue. M. Laborde, ingénieur mécanicien et facteur de pianos, s'est préoccupé des moyens d'obvier à cet inconvénient et ses recherches ont eu pour résultat en instrument placé à l'Exposition sous le n° 9539, et qui a reçu le nom de piano à constant accord.

Considérant que les cordes d'un pianino attachées à plus de 200 chevilles, et tendues à leurs intonations déterminées, exercent sur le sommier un tirage de plus de 10,000 kilogrammes, et tendraient à le tordre, si les combinaisons de la construction n'étaient pas suffisantes pour maintenir l'équilibre ; ayant enfin remarqué que, soit par cette cause, soit aussi par suite des variations de la température qui allongent ou raccourcissent les cordes, celles-ci subissent des altérations sensibles dans la justesse des intonations, M. Laborde a cherché un moyen de compensation qui, dans les limites du plus grand dérangement présumable, pût balancer les altérations et rétablir la justesse au futur et à mesure de ses perturbations.

Ses études sur ce sujet l'ont conduit à attacher l'extrémité supérieur de la corde, non à une cheville fixe, suivant la méthode ordinaire, mais au petit bras d'un levier dont les deux bras sont dans le rapport de 20 à 1. Le grand bras de ce levier est attaché à un ressort de fil de fer ou de laiton écroui en hélice, lequel est fixé à la base de la face postérieure de l'instrument." Rapports du Jury Mixte Internationale, 1855

Pour les références voir
la page alphabétique L


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