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"« De la musique avant toute chose », disait Verlaine. Et le poète avait
raison. Mais la peinture ne saurait nuire entre deux symphonies. Car il
faut établir des parallèles entre les visages des muses.
Entre deux salles d'exposition de ses pianos, Gilbert a ouvert, il y a
deux mois, rue Madame, une galerie d'art. Tel qui vient pour écouter est
séduit par le talent des peintres.
Tel qui vient pour la peinture pourra être conquis par la musique. [...]
Un groupement de tableaux ainsi conçu, présentant un lien entre eux, a
toujours pour un amateur une attraction particulière. Et cela ajoute
aussi à l'intérêt d'une visite à la galerie Gilbert que de voir la
présentation des différents modèles de pianos dans la salle d'exposition
: pianos de styles anciens ou modernes, pianos de bois précieux ou ornés
de peinture. Un modèle inspiré du style Louis XVI est séduisant par la
richesse de sa matière et son clavier heureusement inspiré des anciens
clavecins. C'est là un piano de qualité, et qui peut tenir sa place dans
l'intérieur le plus élégant. Enfin, il y a aussi le « Gilbert B. B.»,
d'une conception tout à fait originale due au décorateur Maurice
Laffaille : d'une harmonie parfaite, cet instrument en bois de macassar,
en acajou veiné ou en chêne clair doit séduire, par sa ligne simple, les
amateurs d'architecture moderne."
Art et industrie : revue générale des industries de luxe et des arts
appliqués à la maison, 01/1930, p. 41 (gallica.bnf.fr)

A LA GALERIE GILBERT
Peinture et Musique.

Piano [FLEIG] Napoléon III décoré de
bronzed (Coll. de la Manufre des Pianos Gilbert.) - Voir
FLEIG à Paris
"IL
y a un romantisme du jour, et puisque c'est l'heure de célébrer le
romantisme d'époque, la Galerie Gilbert a eu l'idée opportune de faire
rejoindre l'évocation de cette année centenaire à quelques œuvres de jeunes
femmes modernes qui y puisent leur inspiration.
Les fixés sur verre de Marguerite Hugo, les poèmes à
l'aiguille de Suzanne Roland-Manuel, les tableaux brodés de Marian Stoll,
les peintures de Dora Bianca, de Juliette .Juvin et de Madeleine Lucas
évoquent encore, malgré leur facture très moderne, le charme de l'époque
romantique.
Et comment faire revivre cette époque illuslrée par Schumann
et Chopin, sans faire une large place à la musique ?
Et voici revenues à la Galerie Gilbert quelques pièces
authentiques de la plus précieuse qualité ; ici, un piano à queue à quatre
pédales, breveté par Mgr le duc d'Orléans, et dont l'acajou porte,
incrustée, la marque de Freudeuthaler ; là, un piano d'acajou que Flaig orna
de papillon de bronze et de têtes de chimères.
Lyres 1830, harpes, mandolines, guitares, serpents d'église
et chapeaux chinois complètent délicieusement cette curieuse et instructive
collection, aménagée avec un goût très sûr."
Art et industrie : revue générale des industries
de luxe et des arts appliqués à la maison, 01/1930, p. 40
(gallica.bnf.fr)


GILBERT
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Pour les références voyez la page Pianos
français 1840 - 1849


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