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FLAXLAND
à Paris (°1870)

1870

"L'éditeur parisien des oeuvres de Richard Wagner et deSchumann, M. Flaxland, vient de céder son fonds de musique et son importante maison de vente à MM. Durand et Schoenewerk, — le premier, compositeur distingué, organist e de Saint-Vincent-de-Paul, — le second, déjà passé maître dans la maison Flaxland dont il dirigeait les affaires depuis quelque temps, après avoir fait ses preuves maison Brandus." Le Ménestrel, 23/01/1870, p. 63 (gallica.bnf.fr)


1876

 "[...][...] Aujourd'hui, grâce à un outillage perfectionné, on est parvenu à établir en France des pianos à des prix modérés.

Pour nous donner une idée des derniers perfectionnements apportés à la fabrication des pianos, nous avons prié MM. Flaxland et fils de nous faire visiter leurs salons, sitùés, 40, rue Neuve-des-Mathurins, leurs ateliers et leur manufacture situés, 38, rue de Turenne.

M. Flaxland père est l'ancien éditeur bien connu de la place de la Madeleine. Continuellement en relations avec les compositeurs, les artistes et les musiciens, M. Flaxland a parfaitement compris que le succès de sa manufacture de pianos dépendait des moindres détails de la fabrication.

M. Flaxland y consacre tous ses soins et vient d'apporter un perfectionnement à cette délicate fabrication,pour lequel il a dû prendre un brevet. Grâce au nouveau système de double échappement de la maison Flaxland et fils, les trilles et les morceaux à notes répétées deviennent aujourd'hui d'une facile exécution, la note n'ayant plus besoin, comme dans les autres systèmes, de se relever complétement pour donner sa pleine sonorité. C'est ce qui ne s'était fait jusqu'alors que pour les pianos à queue.

C'est là un progrès d'une importance réelle et sur lequel nous n'avons pas besoin d'insister. La maison Flaxland et fils fabrique toutes les espèces de pianos : pianos droits, obliques, demi-obliques, pianos à queue, etc. Nous avons remarqué avec admiration un piano à queue fabriqué par la maison Flaxlanl et fils, qui est un véritable chef-d'œuvre d'élégance et de bonne fabrication.

Cet instrument, qui ne mesure qu'un mètre quatre-vingts centimètres de longueur, résume à lui seul les progrès réalisés dans la fabrication des pianos. Nous le recommandons d'une manière toute spéciale aux compositeurs, aux artistes et aux musiciens.

Ce piano à queue et à cordes croisées ne coûte pas plus cher que les pianos ordinaires. Dans le but bien louable d'encourager les artisles, la maison Flaxland et fils leur fait une petite concession. Cette maison prendra part à la grande solennité internationale de 1878.

Amie du progrès, soucieuse avant tout d'une fabrication irréprochable, la maison Flaxland et fils à sa place marquée parmi les premiers facteurs français. STEVENS." Le Panthéon de l'industrie : journal hebdomadaire illustré, 14/01/1877, p. 324

"Mrs G. FLAXLAND et fils, facteurs de pianos, font savoir à leur clientèle qu'on vient de chang. les n° de la r. Nve-des-Mathurins et que leur maison (en face la rue Greffulhe) porte maintenant le n° 40 au lieu du n° 96."  Le Figaro, 28/11/1876, p. 4 (gallica.bnf.fr)


1879

"M. Ch. Neustedt, le pianiste-compositeur bien connu, prend la succession de M. Flaxland, le fabricant de pianos non moins estimé des artistes et dû public. M. Ch. Neustedt ne manquera pas dde continuer dans ses salons de la rue Neuve-des-Mathurins, 40, les traditions d'hospitalité artistique de son prédécesseur." Le Ménestrel, 14/12/1879, p. 15 (gallica.bnf.fr)


1887

"[...] l'éditeur Gustave Flaxland, alors qu'il dirigeait l'importante maison de vente de musique de la place de la Madeleine qu'il a cédée, en 1870, à la Société Durand et Schoenewerk, pour aller créer et exploiter une fabrique de pianos, rue Neuve-des-Mathurins."  Dictionnaire des pseudonymes, 1887, p. 142 (gallica.bnf.fr)

"M. Flaxland vient de céder sa manufacture de pianos à M. Eugène Grumbach, bien connu dans le monde artistique.

M. Grumbach a transporté les magasins, 48, rue de Châteaudun, dans un magnifique immeuble où il a installé, outre de vastes galeries pour les pianos, de superbes salons pour réunions et auditions musicales, qu'il tient à la disposition des artistes, dans des conditions on ne peut plus avantageuses.

Le quartier est bien choisi, les pianos sont excellents, les salons d'une parfaite élégance et le maître de la maison est l'amabilité même. Un grand succès nous paraît assuré à M. Grumbach." Le monde artiste illustré: musique, théâtre, beaux-arts, Volume 26, 26/03/1887, p. 8


1895

NÉCROLOGIE

"Lundi dernier est mort à Paris un galant homme qui avait été un commerçant fort honorable, Gustave-Alexandre-Flaxland, fondateur d'une des maisons d'édition musicale les plus importantes de Paris. Ses débuts avaient été on ne peut plus modestes, et il était parvenu à force de travail et d'intelligence.

Il fut, à son point de vue particulier, l'initiateur du. mouvement wagnérien en France il y a tantôt quarante ans, car c'est lui qui publia les premières éditions françaises des premiers opéras du maître : Rienzi, Tannhâuser, Lohengrin et le Vaisseau-Fantôme.

Il fit de même à l'égard de Schumann. Bon musicien d'ailleurs, Flaxland, qui était né à Strasbourg en 1821, avait été élève de J. Leybach et avait suivi un cours d'harmonie au Conservatoire. Depuis plus de vingt ans déjà, il s'était retiré des affaires d'édition pour se consacrer à la facture des pianos." Le Ménestrel, 17/11/1895, p. 368 (gallica.bnf.fr)

Pour les références voyez
pianos français 1850 - 1875


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