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Facteurs de pianos en France
FAIVRE Jules
à Paris (°1840)
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C'est ce qu'on appelle la vocation. Dès sa plus tendre enfance M. Jules Faivre, grand admirateur de ce bel instrument, du piano qui à lui seul forme un orchestre, s'était, pour ainsi dire, roue à son perfectionnement. Il se consacra donc des ses plus jeunes années a la fabrication du piano. Ne trouvant pas à Paris la place qu'il désirait se faire, partit pour l'Amérique à l'âge de dix-sept ans, parcourant tour à tour le Mexique, la Havane, etc. Après avoir supporté toutes les privations possibles avec le plus grand courage, après avoir travaillé avec autant de persévérance que de ténacité, M. Jules Faivre arriva à la Nouvelle-Orléans, où il fit non seulement son premier piano, mais le premier qui ait jamais été fait dans cette belle cité de la Louisiane, et il s'agissait ici, non seulement de fabriquer un piano, mais de construire tout le matériel nécessaire a l'instrument, depuis les chevilles, marteaux, clavier mécanique et la caisse, etc., puisque rien n'existait de semblable. Ce premier résultat obtenu par M. Jules Faivre (à peine âgé de vingt ans), fut suivi de beaucoup d'autres, En 1844, M. Jules Faivre inventa un piano à Cadre de fer. En 1855 (Exposition universelle), il présentait un piano à cordes croisées, cadre en fer, chevilles spéciales pour faciliter l'accord, et obtenait une récompense. Enhardi par ce succès, M. Jules Faivre retourna a la Nouvelle-Orléans, où, redoublant d'efforts, de travail et de zèle, voulant faire mieux, toujours mieux, il réussit a créer des instruments modèles et à se constituer une modeste fortune qui lui paraissait très grande par rapport à ses goûts simples et modestes, et à ses habitudes d'ordre et d'économie. Revenu en France, quoique ne fabriquant plus, il ne cessa pourtant de s'intéresser à l'instrument dont il s'était si exclusivement occupé, et pensa alors à ceux qui, moins bien doués que se chargea du choix à faire parmi les ouvriers les plus méritants. Les candidats se produisirent tour à tour et, sur vingt-neuf choisis dans les premiers ateliers de facture de pianos, quatre furent désignés comme méritant également le prix et qu'il était absolument impossible d'en éliminer un seul. [...] Plusieurs avaient pensé à la croix de la Légion d'honneur, qui serait si bien placée sur cette poitrine d'honnête homme! Mais non seulement M. Faivre ne demande rien, mais il refuserait opiniâtrement toute espèce de témoignage de reconnaissance ou d'honneur. Il a conquis l'estime générale, c'est tout ce qu'il pouvait souhaiter pour lui-même. Que son idée progresse pour le plus grand bonheur des autres, c'est-à-dire de ceux qui peinent dans la vie, que sa pensée de solidarité grandisse en s'affermissant; que le bel exemple qu'il vient de donner ait de nombreux imitateurs, voilà tout ce qu'il désire, tout ce qu'il espère, tout ce qu'il ambitionne. (Pour le détail de la journée du 21 octobre 1894, consulter le journal le Monde musical du 30 octobre 1894.)" Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical, 1895, p. 315-317 (gallica.bnf.fr)
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