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FAIVRE Jules
à Paris (°1843)

1848

Dans un article dans Le Courrier de la Louisiane il y a un FAIVRE J. qui vendait des pianos ERARD et PLEYEL vers 1848.

1887

"Des agents de la Police de sûreté ont procédé à l'arrestation d'un nommé Faivre, contre lequel de nombreuses plaintes avaient été déposées au Parquet. Cet individu avait trouvé un moyen pour réaliser des capitaux et vivre très largement.

Il existe à Paris un nombre considérable de maisons pour la vente à crédit de pianos et autres instruments de musique.

Tantôt sous le nom de Leroy, tantôt sous celui de Durand, Faivre obtenait la livraison de pianos aux différents domiciles qu'il possédait à Paris, après avoir généreusement acheté des concierges la déclaration de sa solvabilité et de son honorabilité lorsque les dupes venaient prendre sur son compte les renseignements usage. Généralement, Faivre acquittait le premier billet mensuel qu'il avait souscrit; puis, il s'empressait de revendre à vil prix ou de mettre en consignation chez un commissionnaire en marchandises les instruments que son crédit imaginaire lui avait fait obtenir. 

Dans le seul mois de juin, cet individu se faisait ainsi livrer, par une vingtaine de maisons, pour plus de dix mille francs de pianos, à des domiciles plus fantaisistes les uns que les autres. A la suite des nombreuses plaintes portées contre cet individu, M. Guichenot, juge d'instruction, fut chargé d'une enquête. Ce magistrat décerna contre Faivre un mandat d'amener; c'est à son dernier domicile, boulevard Péreire 25, que cet escroc a été arrêté. Il a été immédiatement écroué au Dépôt." Le Petit Parisien, 27/07/1887, p. 4 (gallica.bnf.fr)

1894

"Les belles actions. Un ancien facteur de pianos, M. Faivre, veuf et sans enfants, est revenu à Paris après fortune faite à la Nouvelle-Orléans.

Il s'est rappelé les difficultés de la vie de l'ouvrier et a décidé d'offrir chaque année trois prix de 1,000 francs aux ouvriers facteurs de pianos les plus dignes par leur mérite, leur honorabilité, leur habileté professionnelle.

Il a prié M. J. Thibouville-Lamy, président de la Chambre syndicale des instruments de musique, MM. G. Lyon et E. Gouttière, vice-présidents, de demander à la chambre syndicale des instruments de musique d'accepter l'offre des 3,000 francs et la charge des choix à faire. Après acceptation, une Commission a été nommée qui a provoqué la présentation par les patrons de vingt-neuf candidats tous intéressants.

Quatre d'entre eux ayant été mis sur le même plan, le donateur, M. Faivre, fut appelé pour choisir les trois heureux. Devant la difficulté du choix, cet homme de bien a ajouté un quatrième prix de 1,000 francs. Aujourd'hui, à deux heures et demie, aura lieu, salle d'Harcourt la distribution solennelle de ces prix." Le Figaro 21/10/1894, p. 2 (gallica.bnf.fr)

 

"La fondation Faivre. — La salle des concerts d'Harcourt offrait hier un spectacle d'un contraste bien intéressant : sur la scène un représentant du Ministre du Commerce, M. Nicolas, directeur au ministère, les membres les plus autorisés de la Chambre de Commerce et de la Société d'économie sociale, des économistes, des écrivains, des philosophes; en face de celle grave assemblée un groupe d'ouvriers ; puis, dans la salle, 1500 à 2000 personnes en vêtements de fête, des dames et des fillettes en fraîches toilettes.

On était venu assister à la distribution de quatre prix de 1000 francs institués par un ancien facteur de pianos, M. Faivre, en faveur d'ouvriers de la corporation des facteurs de pianos. Ces prix ont été donnés hier, après une allocution de M. Nicolas, qui a vivement félicité, au nom du Ministre, le généreux donateur, non point seulement pour la fondation qu'il a créée, mais pour le bel exemple qu'il a donné.

M. Thibouville-Lamy, président de la Chambre syndicale, à fait, en termes excellents, l'historique de l'oeuvre, et M. Lyon, de la maison Pleyel, au nom des patrons, a remercié M. Faivre.

C'est véritablement au milieu de la plus profonde émotion que les lauréats ont été appelés elles bravos ont éclaté lorsque M. Thibouville-Lamy a fait connaître les états de service de ces braves travailleurs, dont l'un a 78 ans, dont le second élève dix enfants, et qui, tous les quatre, sont considérés par leurs patrons comme des collaborateurs, comme des amis. (Le Temps du 23 octobre 1894.)" Renseignements commerciaux, Bibliothèque de la Chambre de commerce de Paris, 27/10/1894, p. 7 (gallica.bnf.fr)

1902

"1902. 98. - Acceptation du legs Faivre - (M. Ambroise Rendu, rapporteur). Le Conseil, Vu le testament olographe, en date du 10 novembre 1899, déposé en l'étude de Me Maxime Aubron, notaire à Paris, aux termes duquel M. Joseph-Jules Faivre, en son vivant demeurant à Paris, avenue de Villiers, 8,, où il est décédé le 29 juin 1901, a notamment légué une rente de 3,050 francs à la ville de Paris pour la fondation de trois prix annuels en faveur d'anciens facteurs de pianos les plus méritants, ledit legs étant spécifié net de tous frais et droits. [...]" Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 23/03/1902, p. 1369 (gallica.bnf.fr)

1910

"THIS year is the centenary of the birth of a once noted piano manufacturer, the late M. Jules Faivre. He led an adventurous life (always making pianos) in North and South America and in the West Indies, returning in his old age to Paris after amassing a considerable fortune. During the last years of his life he gave prizes amounting to six thousand francs each year for competition by French workmen engaged in the piano manufacturing trade." Musical Opinion and Music Trade Review, 01/03/1910, p. 452


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pianos français 1840 - 1849


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