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Facteurs de pianos en France
FAIVRE Jules
à Paris (°1843)
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Il existe à Paris un nombre considérable de maisons pour la vente à crédit de pianos et autres instruments de musique. Tantôt sous le nom de Leroy, tantôt sous celui de Durand, Faivre obtenait la livraison de pianos aux différents domiciles qu'il possédait à Paris, après avoir généreusement acheté des concierges la déclaration de sa solvabilité et de son honorabilité lorsque les dupes venaient prendre sur son compte les renseignements usage. Généralement, Faivre acquittait le premier billet mensuel qu'il avait souscrit; puis, il s'empressait de revendre à vil prix ou de mettre en consignation chez un commissionnaire en marchandises les instruments que son crédit imaginaire lui avait fait obtenir. Dans le seul mois de juin, cet individu se faisait ainsi livrer, par une vingtaine de maisons, pour plus de dix mille francs de pianos, à des domiciles plus fantaisistes les uns que les autres. A la suite des nombreuses plaintes portées contre cet individu, M. Guichenot, juge d'instruction, fut chargé d'une enquête. Ce magistrat décerna contre Faivre un mandat d'amener; c'est à son dernier domicile, boulevard Péreire 25, que cet escroc a été arrêté. Il a été immédiatement écroué au Dépôt." Le Petit Parisien, 27/07/1887, p. 4 (gallica.bnf.fr)
Il s'est rappelé les difficultés de la vie de l'ouvrier et a décidé d'offrir chaque année trois prix de 1,000 francs aux ouvriers facteurs de pianos les plus dignes par leur mérite, leur honorabilité, leur habileté professionnelle. Il a prié M. J. Thibouville-Lamy, président de la Chambre syndicale des instruments de musique, MM. G. Lyon et E. Gouttière, vice-présidents, de demander à la chambre syndicale des instruments de musique d'accepter l'offre des 3,000 francs et la charge des choix à faire. Après acceptation, une Commission a été nommée qui a provoqué la présentation par les patrons de vingt-neuf candidats tous intéressants. Quatre d'entre eux ayant été mis sur le même plan, le donateur, M. Faivre, fut appelé pour choisir les trois heureux. Devant la difficulté du choix, cet homme de bien a ajouté un quatrième prix de 1,000 francs. Aujourd'hui, à deux heures et demie, aura lieu, salle d'Harcourt la distribution solennelle de ces prix." Le Figaro 21/10/1894, p. 2 (gallica.bnf.fr)
On était venu assister à la distribution de quatre prix de 1000 francs institués par un ancien facteur de pianos, M. Faivre, en faveur d'ouvriers de la corporation des facteurs de pianos. Ces prix ont été donnés hier, après une allocution de M. Nicolas, qui a vivement félicité, au nom du Ministre, le généreux donateur, non point seulement pour la fondation qu'il a créée, mais pour le bel exemple qu'il a donné. M. Thibouville-Lamy, président de la Chambre syndicale, à fait, en termes excellents, l'historique de l'oeuvre, et M. Lyon, de la maison Pleyel, au nom des patrons, a remercié M. Faivre.
C'est véritablement au milieu de la plus profonde émotion que les
lauréats ont été appelés elles bravos ont éclaté lorsque M.
Thibouville-Lamy a fait connaître les états de service de ces braves
travailleurs, dont l'un a 78 ans, dont le second élève dix enfants,
et qui, tous les quatre, sont considérés par leurs patrons comme des
collaborateurs, comme des amis. (Le Temps du 23 octobre 1894.)"
Renseignements commerciaux, Bibliothèque de la Chambre de commerce
de Paris, 27/10/1894, p. 7 (gallica.bnf.fr)
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