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Vue extérieure des magasins,
MANUFACTURE DE PIANOS DE NICOLAS ERARD
RUE NEUVE-SAINT-AUGUSTIN, 71, AU COIN DU BOULEVARD DES CAPUCINES.
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du
jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes, 01/11/1873, p.
704 (gallica.bnf.fr)

"Nous
donnons ici une vue des magasins de pianos de M. Nicolas Erard ; dans
cette maison, nos lectrices trouveront des instruments réunissant
réellement — chose rare — toutes les qualités désirables : le son plein,
doux et harmonieux, la construction élégante et solide à la fois.
L'immense piano à queue est un instrument peu commode dans nos
appartements relativement petits.
Le piano droit de M. Nicolas Erard
possède toutes ses qualités de son. Aucune récompense ne fut jamais plus
méritée que le grand diplôme d honneur décerné à M. Nicolas Erard par le
jury de l'Exposition en 1872."
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du
jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes, 01/11/1873, p.
704 (gallica.bnf.fr)

LES NOUVEAUX PIANOS DE NICOLAS ERARD.
"Les successeurs de la maison Erard ont rendu un véritable service
à l'habile facteur de pianos, Nicolas Erard, en le poursuivant pour concurrence déloyale et confusion de nom.
D'abord, leur accusation de déloyauté a été réduite à néant; puis cette confusion de nom il laquelle le fabricant attaqué est loin de se prêter ne saurait plus exister désormais.
La seule ambition de M. Nicolas Erard est de faire apprécier la supériorité de ses admirables pianos ; il n'est pas un amateur, un musicien digne de ce nom qui ne reconnaisse l'ampleur, la largeur et le velouté des sons de ces instruments si ingénieusement perfectionnés.
Force et douceur, telles sont les précieuses Qualités de leur sonorité. Les tons graves ont toute la majesté de l'orgue; les tons légers ont une finesse, un brio qui enlèvent, L'harmonie n'a pas de plus éloquents interprètes que ces pianos si riches de mélodie.
Ils se plient avec un tact merveilleux aux caprices les plus osés de l'artiste. Le savant facteur, pour éviter désormais toute confusion, a pris pour titre : Nicolas Erard, maison fondée en 1865.
En décernant le grand diplôme d'honneur à M. Nicolas Erard, le savant jury de 1872 a rendu justice au talent remarquable de l'habile facteur de pianos (71, rue Neuve-Saint-Augustin, et boulevard des Capucines,
35)."
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du
jour, fantaisies, voyages, théâtres, musique, modes, 29/11/1873, p.
735 (gallica.bnf.fr)


L'INTÉRIEUR DES MAGASINS,
LA MANUFACTURE DE PIANOS DE NICOLAS ERARD
71, rue Neuve-Saint-Augustin, au coin du boulevard des Capucines,
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du jour, fantaisies,
voyages, théâtres, musique, modes, 29/11/1873, p. 768 (gallica.bnf.fr)


LES PIANOS DE NICOLAS ERARD
71, rue Neuve-Saint-Augustin, au coin de la rue Neuve-des-Capucines
Une femme de chambre, au minois chiffonné, dans l'encadrement d'une
porte; une jeune fille étudiant
une romance:
«Piano mam'zelle chante, il pleuvra. »
Telle est la légende de Gavarni qui se présente à la mémoire, par
associations d'idées, quand on parle de cet instrument.
En France, il est convenu de se moquer du piano. Il n'est guère de
vaudevilles où il ne fournisse la pointe d'un couplet, et, depuis la
représentation du Piano de Berthe, le dictionnaire de la langue
pittoresque s'est
enrichi de l'expression consacrée : « vendre son piano », pour exprimer
un effet d'émotion. Du théâtre au journal, la transition était toute
naturelle, et, d'écho en écho, la plaisanterie est devenue légendaire.
Il n'y a qu'un peuple fou, amoureux de musique, pazzo di musica, qui ait
le droit de rire de cet aphorisme: «La musique est le plus cher et le
plus désagréable de tous les bruits. » Il lui appartenait de ridiculiser
le plus utile des instruments, celui qui peut se passer de tous les
autres, et qui seul remplace un orchestre?
Mais c'est la réhabilitation du piano, que vous prèchez là ! - Oui,
madame, la réhabilitation du piano en général, et du vôtre en
particulier; car j'imagine que vous laissez volontiers planer vos mains
satinées sur le clavier d'ivoire.
Que celui qui n'a pas un piano chez lui me jette la première croche!
Beethoven et les illustres maîtres n'en faisaient pas fi, et les
modernes compositeurs n'oseraient médire de leur compagnon fidèle.
Nous sommes loin de l'antique clavecin de nos grand'mères, et c'est mon
humble avis qu'il n'était pas sans agrément. La science moderne a
perfectionné le piano jusqu'à ses dernières limites. Autant il est
odieux et insupportable d'avoir l'oreille tympanisée par les notes
assourdissantes d'un piano défectueux, autant il y a de charme à
entendre la bonne musique, exécutée par une main savante sur un
instrument parfait.
C'est sous ce rapport que nous avons apprécié les pianos de Nicolas
Erard. Un proverbe dit :
Souvent un nom illustre est trop lourd à porter.
Mais le nom moderne peut supporter la comparaison avec celui de son
célèbre homonyme, dont l'universelle réputation ne saurait nuire à la
sienne.
Nicolas Erard ne veut pas être un imitateur, et s'abriter à l'ombre
d'une gloire d'emprunt. Il est le fils de ses œuvres, il a conquis sa
place au soleil, et, à son tour, il deviendra un ancêtre, dont le nom
est déjà inscrit sur les pages du Livre d'or de la musique française.
Pour bien juger la supériorité des pianos de Nicolas Erard, il faut
avoir entendu ces merveilleux claviers vibrer dans leurs poitrines
sonores d'ébène ou de palissandze. Amateurs et artistes, élèves et
professeurs, qui connaissent l'inestimable prix d'un bon piano, savent
quelles ressources offrent ces instruments incomparables.
Ils ont à la fois la formidable puissance et la douceur caressante, le
mugissement de la basse et le soupir de la flûte. Sous les mains
exercées, ils traduisent toute la gamme des émotions humaines, et sous
les doigts même encore inexpérimentés, leur harmonie rend les thèmes
plus mélodieux et les variations plus briliantes.
On peut l'affirmer sans exagération :
« Les pianos de Nicolas Erard ont une âme. »
On peut dire aux incrédules :
« Voilà l'instrument. Jouez!
»
La Vie Parisienne, 13/12/1873, p. 799

PETITE CHRONIQUE
"Aimez-vous les pianos ? on en a mis partout. Malgré les sarcasmes qu'il
est de mode de lancer contre cet instrument, l'usage tend tous les jours
il, s'en répandre de plus en plus. De là peut-être l'énorme quantité de
mauvais pianos qui viennent si désagréablement nous chatouiller les
oreilles.
Si vous voulez acquérir un bon, un excellent piano, possédant une grande
puissance de sons moelleux et harmonieux, un clavier commode, il faut
vous adresser il la maison Nicolas Erard, dont nous donnons ci-dessous
un croquis des magasins.
Ces pianos sont de beaux meubles d'une construction élégante et toute
moderne, une spécialité de M. Nicolas Erard, qui réalise une énorme
amélioration, un progrès réel, c'est son piano droit, de dimensions
ordinaires, qui a la même force de son que le piano il queue, si
encombrant, si gênant dans ]a plupart de nos appartements (71, rue
Neuve-Saint-Augustin, au coin du boulevard des Capucines.)"
La Vie parisienne : moeurs élégantes, choses du jour, fantaisies,
voyages, théâtres, musique, modes, 29/11/1873, p. 768 (gallica.bnf.fr)

"Erard (Nicolas), maison fondée en 1865; grand diplôme d'honneur
à l'Exposit. de Paris 1872 (ne pas confondre avec la maison Erard, rue
du Mail, fondée par S. Ehrhart); dépôt Poissonnière, 12; ateliers r.
Oberkampf, 138, pass. Ménilmontant, 9 bis."
Annuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de
la magistrature et de l'administration, 1873, p. 1240
(gallica.bnf.fr)


"MANUFACTURE
DE PIANOS - GRAND DIPLOME D'HONNEUR - Médailles aux Expositions LYON
1872, PARIS 1872-1878 - ERARD NICOLAS; C. BASTIER Gendre & Succ. - 8 &
10, Rue de la Duée (XX° Arrondissement) - PIANOS SUPERIEURS -
Par suite
d'une nouvelle application qui produit un son brilliant, puissant et
prolongé - AVEC CADRE EN FER ET BARRAGES EN BOIS, CORDES VOCALES,
OBLIQUES, CROISEES ET À QUEUE -
PIANOS D'OCCASION depuis 600 et 550 fr.
presque neufs, au comptant Ayant été joués un ou deux mois. Garantis 10
ans."
Annuaire
des artistes et de l'enseignement dramatique et musical, 1903
(gallica.bnf.fr)



L'Art et le beau : études artistique, 01/04/1906, p. 26
(gallica.bnf.fr)


ERARD Nicolas
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Pour les références voir
pianos français 1850 - 1874


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