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Facteurs de pianos en France
COUPLEUX
à Paris - Lille -
Tourcoing (°1904)
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DISPOSITION DES LIEUX Cette maison comprend divers corps de bâtiments, donnant a la fois rue Esquermoise, no 24, et rue du' Curé-Saint-Etienne, n° 4. L’ensemble est disposé à angle droit. Du côté de la rue du Curé-Saint-Etienne, la maison comporte deux étages ; mais immédiatement derrière elle se trouve un immeuble plus considérable de quatre étages. Rue Esquermoise se tiennent les magasins et dans le fond la salle Æolian, bien connue des amateurs de musique et où se donnent de fréquents concerts. Dans cette salle , se trouvent aussi disposés un assez grand nombre de pianos. L’ALARME A l’heure que nous indiquons plus haut, une fumée significative permit de se rendre compte que le feu s’était déclaré au premier étage de l’immeuble sis rue du Curé-Saint-Etienne. A cet étage se trouve l’appartement de M. Léon Coupleux, et aussi une série d’ateliers, où l’on fabrique les instruments de musique automatiques, pianolas et autres, et dans la confection desquels entrent notamment des rouleaux d’un papier spécial perforé, que tout le monde connaît. On conçoit qu’il y avait là une matière extrêmement inflammable. LE FEU ET LES SECOURS MM. Coupleux frères étaient absents et trouvaient dans leur maison principale Tourcoing. Ce fut leur sœur et leur mère, qui habitent un appartement de l’immeuble de la rue Esquermoise, qui donnèrent l’alarme ainsi que plusieurs voisins. Ceux-ci essayèrent de combattre le feu, mais sans y réussir, soit parce qu’ils ignoraient la disposition exacte des lieux, soit parce que l’obscurite les en empêcha. Les pompiers, prévenus, arrivèrent au bout d’un quart d’heure. Mais l’incendie s’était propagé avec une rapidité et une violence extrêmes, brusquement activé par le courant d’air qui se produisit lorsqu’on ouvrit les portes de la salle Æolian. Il y eut en ce moment des gerbes de feu et d’étincelles qui éclairèrent la Grand’Place d’une lueur effrayante. Les pompiers se mirent à l’œuvre, mais ils ne purent attaquer tout d’abord l’incendie que du côté de son foyer principal, c’est-à-dire rue du Curé-Saint-Etenne. Refoulées ainsi petit à petit, les flammes gagnèrent le fond de l’immeuble et attaquèrent le bâtiment à quatre étages, où se trouvaient une grande quantité de pianos. Ces instruments étaient repartis à tous les étages, grâce à un monte-charge spécial. Ce ne fut qu’après un temps relativement assez long que l’on combattit le fléau des deux côtés, mais à ce moment les dégâts étaient déjà très grands. Cependant petit à petit les flammes s’apaisèrent, et trois quarts d’heure après que l’incendie s’était déclaré il était maîtrisé, Néanmoins, force fut encore d’arroser les immeubles et l’eau continua l’œuvre du feu. C’est ainsi que la salle Æolian fut inondée par les jets que lançait la pompe à vapeur, et qui retombaient sur les pianos, déjà recouverte de nombreux débris de verre de la vérandah, ou de larges morceaux de plâtras se détachant des plafonds. Le magasin en façade resta toutefois indemne. A vingt et une heures, il n’y avait plus guère que quelques débris de bois, provenant de chambranles de portes, ou de fenêtres, ou de fragments de plancher, qui brûlaient encore lentement. LE SERVICE D’ORDRE Il fut très difficile, en raison de l’animaqui régnait à cette heure de la soirée dans ce point central, d’établir un service d’ordre efficace. Les agents étaient peu nombreux et furent débordés. Lorsque les pompiers arrivèrent, la foule les gêna très sérieusement dans leurs, manœuvres. Vingt cinq minutes après le début de l’incendie arriva un piquet de soldats du 43e , sous les ordres du capitaine Lacroisade, et de soldats du 509°, sous les ordres du lieutenant Salten. On put ainsi plus facilement maintenir la foule, mais on eut le grand tort de ne pas la refouler suffisamment loin. Les soldats furent secondés par un détachement de gendarmes. Les pompiers étaient sous les ordres de M. le commandant Boivin et de plusieurs officiers, notamment le lieutenant Ravet. Les deux pompes à vapeur furent amenées, mais on se contenta d’en faire fonctionner une seule qui donnait un débit suffisant. Parmi les personnalités présentes, notons : MM. Leroy, secrétaire à la Reconstitution ; Anicotte, chef adjoint du cabinet du préfet ; Potentier, commissaire central ; Desbordes, commissaire de police du troisième arrondissement ; Delory, maire ; Moithy, Deneubourg, adjoints. Signalons encore que plusieurs soldats apportèrent une aide efficace aux sapeurs ; un de ces soldats, nommé Bernard, n’hésita pas à monter, au moyen d’une échelle, une lance supplémentaire à l’étage de l’immeuble de la rue du Curé-Saint-Etienne, alors que les flammes étaient encore très actives. LES CAUSES. — LES DÉGÂTS
On ne connaît pas encore exactement la cause de l’incendie, mais
elle est générale ment attribuée à un court-circuit. Ils s’efforcèr ent de mettre à l’abri les quelques pianos et instruments de musique que le feu n’avait pas tout à fait détruits. C’est là u ne mesure qui aurait pu être avantageusensent prisé dès le début du sinistre. si sa rapidité n’avait pas causé une certaine perturbation." La Dépêche : journal quotidien de la région du Nord, 30/09/1920, p. 2 (gallica.bnf.fr)
COUPLEUX
C liquer sur les liens ci-dessus.
Pour les références voyez la page pianos français 1900 - maintenant
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