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KRIEGELSTEIN
à Paris (°1831)


1834 - 1900

1834

PARIS - "MM. Kriegelstein et Arnaud : Deux pianos à six octaves et demie. L'un frappe les cordes en dessus; sa forme est à gorge." Recueil industriel, manufacturier et commercial, de la salubrit, Volume, 1834

PARIS -"Un facteur jusque-là peu connu, M. Crigenstein [sic], a mérite un rang honorable auprès de ses confrères." Annuaire historique universel, Charles-Louis Lesur, 1835, p. 281

PARIS -"MM. Kriegelstein et Arnaud ont exposé deux pianos carrés, l'un orné avec beaucoup d'élégance, l'autie d'un extérieur plus simple, mais tous deux d'une construction des plus satisfaisantes.

Le piano orné avait la mécanique en-dessus des cordes, dans l'autre elle était placée comme à l'ordinaire. Un travail soigné recommandait particulièrement ces instrumens, et la décision du jury, en décernant la médaille d'argent à ces habiles facteurs, n'a fait que justifier les prévisions des artistes qui avaient touché ces pianos." Gazette musicale de Paris, Volume 1, 1834

PARIS -"MM. KRIEGELSTEIN et ARNAUD, à Paris, rue des Petites-Ecuries, n° 27. Ils ont présenté deux pianos carrés, dont le mécanisme est placé pour l'un en dessous des cordes, pour l'autre en dessus.

Ce dernier est d'une exécution parfaite, et son mécanisme, qu'on ne doit pas confondre avec celui de Pape, est très-bien conçu. On a trouvé la qualité des sons de ce piano si belle, qu'on l'a mis au premier rang après le piano carré de cet artiste célèbre.

MM. Kriegelstein et Arnaud, avec 20 à 25 ouvriers, exécutent 70 pianos par année. Le jury leur décerne la médaille d'argent." Expo 1834, Rapport du jury central sur les produits de l'industrie française exposés en 1834, Charles Dupin, p. 288-289

PARIS -"1490 (314). M.M. Kriegelstein et Arnaud, à Paris, rue des Petites-Ecuries, n° 27, ont reçu la médaille d’argent. Ils avaient dans le quatrième pavillon de la place de la Concorde, deux pianos carrés: dans l'un, le mécanisme était au dessous des cordes, et dans l'autre au-dessus.

Ce dernier se distinguait par l'exécution la plus parfaite. Le mécanisme ingénieux dont tous deux étaient pourvus, et qui diffère de celui de M. Pape inscrit ci-après sous le n° 1498, appartient à ces habiles facteurs qui fabriquent, tous les ans, 70 pianos." Le musée artistique et industriel: exposition 1834, p. 194

1835

TOULOUSE - "MM. KRIEGELSTEIN et ARNAUD, de Paris. Le piano carré à trois cordes présenté par ces exposans a soutenu le réputation qu'ils ont acquise pour la bonne qualité de leurs instrumens. Le juri leur a accordé, en conséquence, le rappel de la médaille d'argent qui leur a été décernée en 1834 à l'Exposition de Paris. Rappel de médaille d'argent à Paris." Exposition des Produits des Beaux-Arts et de l'Industrie : Dans les Galeries du Capitole à Toulouse en 1835, p. 138

TOULOUSE - "54. Kriegelstein et Arnaud, facteurs de pianos, à Paris. Un piano en bois d'acajou moucheté." Exposition produit de Beaux Arts de l'industrie à Toulouse, 1835, p. 92 (num.bibl.toulouse.fr)

1839

PARIS - "Ils ont présenté un piano à queue qui a mérité d'être placé en quatrième ligne; deux pianos carrés, dont l'un a été mis au second rang, et un pianino placé au quatrième rang. Les instruments qui sortent de cet établissement se font remarquer par leur parfaite exécution.

Le piano carré de M. Kriegelstein était à frapper en dessus, au moyen d'un mécanisme simple qui ne nuit en rien à la facilité du jeu de l'instrument; une disposition analogue s'observait dans le piano à queue, où des étouffoirs doubles empêchaient complétement les sons de persister après que la touche avait été abandonnée." Rapport du Jury Central, Exposition, des produits de l'Industrie Française en 1839, M. Savart, rapporteur, 1839

PARIS - "Pianos carrés à trois cordes [...] La comparaison des pianos de MM. Kriegelstein et Pleyel a duré plus d'une heure et demie; quoique ces deux instruments fussent très - différents par la qualité du son et par la construction, celui de M. Kriegelstein étant à frappe en dessus, la commission n'a pu se résoudra à placer l'un avant l'autre." Annuaire général du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de ..., 1841, p. 44 (Gallica)

PARIS - "De leurs salons à ceux de MM. Kriegelstein et Charles Plantade, la distance est courte ; aussi, les dernières vibrations des pianos de M. Pleyel résonnent-elles encore à notre oreille, que ceux de M. Kriegelstein et Plantade venaient, à leur tour continuer avec un rare bonheur d'expression, charme que nous avait fait éprouver l'audition des autres.

Facteurs du roi, comme leurs voisins [Pleyel], MM. Kriegelstein et Charles Plantade ont, à la dernière Exposition, pris un rang fort distingué parmi les facteurs les plus habiles.

Ils avaient exposé successivement des pianos de formes diverses, dont plusieurs, qui présentaient d'essentiels perfectionnements, n'ont point échappé à la juste appréciation du jury ; il a, dans son rapport destiné sans doute à recevoir de la publicité, sIgnalé toutes les précieuses qualités qui recommandent les travaux et le talent de M. Kriegelstein.

Nous avions remarqué à cette exposition un piano à queue, en bois de palissandre, à nouveau systeme d'étouffoirs et de contre-sommiers; le roi en a fait l'acquisition. Un piano droit d'une forme élégante, et qui avait également fixé nos regards, sous les doigts de notre cantatrice, si véritable ent, si généralement aimée, sous les doigts de Mme Damoreau, accompagne maintenant ses chants délicieux.

Les instruments de MM. Kriegelstein et Plantade sont établis avec les soins les plus éclairés et les matériaux du meilleur choix. S'ils flattent l'œil par l'élégance de leurs formes et le bon goût de leurs ornements, ils offrent à l'intérieur teutes les conditions que l'on exige d'un excellent, piano.

Nous devons particulièrement citer parmi les ouvrages de ces facteurs, les pianos carrés à frappement en dessus dont le mécanisme appartient à M. Kriegelstein : MM. Cramer et Bertini, dont on ne saurait dénier la légitime autorité, en ont de concert constaté la merveilleuse harmonie.

La fabrication de MM. Kriegelstein et Charles Plantade est avantageusement connue en France comme à l'étranger, où ils se sont ouverts d'importantes relations; ils ont eu d'ailleurs le bon esprit de ne point élever les prix de leurs instruments en raison de leur réputation.

Loin de là, et reconnaissant l'opportunité des observations désintéressées des artistes nombreux qu'ils comptent pour amis ils se sont empressés de les réduire aux plus justes proportions.

Au reste, si nous avons été touchés de la manière affable dont on nous a reçus chez M. Pleyel, nous n'avons pas été moins flattés de l'accueil de M. Plantade; nous l'avons retrouvé comme en d'autres temps nous l'avions vu dans le monde, artiste spirituel, homme de bonne compagnie, plein d'obligeance et d'urbanité, et tel enfin qu'il est connu dans nos salons, où toujours on le recherche, où toujours il est aimé."
Le Furet des salons. Journal du monde élégant, de l'industrie et des théâtres, 03/11/1839, p. 3

 

PARIS - "MM. KRIEGELSTEIN et PLANTADE.  - En 1834, M. Kriegelstein débuta à l'exposition avec deux pianos carrés, dont l'un était à mécanisme en dessus. Ces instruments, surtout le dernier, qui se distinguait par une belle qualité de son et un travail extrêmement soigné, lui valurent la médaille d'argent. C'était un beau triomphe pour un artiste dont la fabrique n'avait que deux années

d'existence. Encouragé parla distinction du jury et les suffrages du public, M. Kriegelstein a redoublé de zèle, son établissement a pris de l'extension, et il s'est présenté de nouveau au concours avec des pianos de formes diverses, dans lesquels il a introduit plusieurs perfectionnements, et sont dignes sous tous les rapports de la réputation do1 jouit dans le monde musical.

Il paraît, du reste, que ce facteur redoutait les re indiscrets de quelques confrères, car ses instruments et soigneusement fermés, et ne s'ouvraient pas aux insta des visiteurs. Ce n'est qu'après le concours que nous soi mes parvenu à les examiner.

M. Kriegelstein, aujourd'hui associé à M. Charles Plantade, a exposé un piano à queue, un piano carré et un piano vertical.

Voici ce que nous y avons remarqué de particulier :

Le piano à queue

Le piano à queue a reçu un contre-sommier ayant le sillet en dessous, et placé sur les cordes de manière à les comprimer fortement, et à former ainsi leur point d'appui en opposition avec l'attaque des marteaux.

Ce système se rapproche de celui dans lequel le mécanisme est placé au-dessus des cordes en ce qu'elles sont frappées sur leur point d'appui.

Il en résulte une pureté de son plus parfaite et une plus grande solidité quant à la conservation des cordes.

Le coudage forcé que l'on est obligé de donner aux cordes qui reposent sur le sillet de l'ancien système, afin d'éviter le soulèvement que produit toujours l'effort du marteau frappant en dessous, empêche la corde de couler librement contre la pointe et la fait souvent casser en cet endroit.

Dans le nouveau système, la corde coule librement sur le sillet, les pointes étant supprimées et remplacées par une tringle en cuivre légèrement creusée au point d'appui de cette corde.

Pour la table d'harmonie, M. Kriegelstein a adopté un système de barrage qui, sans la charger de trop grandes épaisseurs de bois, la rend plus propre à soutenir la pesanteur des cordes, et en même temps plus sonore et plus favorable aux vibrations. Il emploie à cet effet une espèce de ressort en bpis, composé de deux épaisseurs de sapin de table contrecollées ensemble cl formant l'arc.

Ce barrage, bien que mince et léger, donne a la table toute la force nécessaire pour résister à la charge des cordes, ce qui l'empêche de s'enfoncer. Il nous semble cependant que M. Kriegelstein n'est pas le premier qui a adopté ce procédé.

Quant au mécanisme, un utile changement a été apporté dans la disposition de la barre des marteaux.

Au lieu de faire fonctionner chaque noix entre les languettes où une broche les traverse par octaves, M. Kriegelstein a monté chaque noix séparément de manière à pouvoir au besoin retirer un seul marteau sans les démonter tous, inconvénient auquel plusieurs facteurs ont également taché de remédier par des moyens plus ou moins semblables.

Rien de plus désagréable dans un piano que d'entendre les sons se prolonger et se confondre, surtout dans la basse, lorsqu'on lève le doigt de la touche ; aussi a-t-on cherché depuis quelque temps à perfectionner les étouffoirs, qui n'atteignaient pas toujours le but de faire cesser immédiatement la vibration de la corde.

Les étouffoirs à double patte, employés par M. Krïegelslein, produisent cet effet d'une manière satisfaisante.

En général, ce piano se distingue par d'excellentes qualités. Force et pureté de son, précision du clavier, construction solide, tout s'y trouve réuni. Aussi a-t-il fixé les regards du roi qui en a fait l'acquisition.

Nous passons au piano carré. Le mécanisme à frappement en dessus, remarquable pour sa simplicité et la solidité, est le môme que celui de l'instrument exposé par M. Kriegelstein en 1834, et qui lui valut la récompense dont nous avons parlé plus haut. Il y a apporté quelques améliorations.

Ainsi le cordonnet de soie dans lequel fonctionne le ressort qui relève le marteau, et qui était fixé dans le principe au manche de celui-ci, est adapté maintenant à la noix; il est rapproché vers le centre, et le mouvement du ressort étant diminué, il devient moins sensible au toucher. Le double étouffoir est également appliqué à cet instrument.

Le piano vertical, ou pianino

Le piano vertical, ou pianino, à deux cordes et six octaves et demie, n'a reçu aucun changement dans sa construction; mais MM. Kriegelstein et Plantade seront livrés à des recherches pour en perfectionner le son de la basse.

On sait que dans le pianiuo les cordes sont posées verticalement. Cette disposition a un avantage sur les cordes obliques, en ce qu'elle permet de mieux les espacer, et de leur Taire occuper, ainsi que dans les pianos à queue, l'étendue entière du clavier. Mais d'un autre côté elle oblige de restreindre les cordes de la basse, qui, vu leur peu de longueur (
l'ut n'a que 34 pouces), ne peuvent avoir un volume de son égal à celui des pianos droits à cordes obliques.

On a cherché à remédier à cet inconvénient en augmentant la grosseur des cordes, mais le but n'a été atteint qu'incomplètement. MM. Kriegelstein et Plantade ont cherché d'autres moyens pour obtenir un résultat plus satisfaisant. Ils ont pensé que l'on y parviendrait peut-être en se servant pour les cordes filées d'un métal d'une autre nature que ceux dont on a fait usage jusqu'à ce jour.

Ils ont employé dans leurs essais diverses matières, même de l'or et du platine; mais des cordes ainsi filées deviendraient trop coûteuses pour pouvoir jamais les appliquer à la construction ordinaire des instruments.

Aussi était-ce plutôt pour se rendre compte d'une expérience que ces facteurs ont fait ce dernier essai, dont le résultat, toutefois, a répondu à leur attente.

En ce moment ils continuent ces recherches, espérant trouver un alliage d'un métal moins coûteux, et qui, tout en produisant l'effet qu'ils se proposent d'obtenir, n'entraîne pas une augmentation trop sensible dans le prix de leurs instruments.

Il est à désirer que ces tentatives, réitérées avec persévérance, réussissent complètement, et dédommagent de leurs peines des artistes aussi zélés pour le progrès de leur art.

Nous apprenons avec plaisir qu'une médaille d'argent vient d'être destinée à ces facteurs. Le public approuvera, no. s n'en doutons point, celle décision du jury qui rend justice à leur talent." Revue et Gazette Musicale, 1839, p.  274

1844

PARIS - "MM. Kriegelstein et Charles Plantade, dont les intrumens sont si remarqués à l'Exposition, ont réuni, les jours derniers dans leurs ateliers, rue Laval, quartier Saint-Georges, n° 27, plusieurs de nos célèbres artistes, pour entendre les instrumens perfectionnés qu'ils ont produire au concours. 

Deux pianos à queue, de grande dimension, à nouveau système, ou double échappent, dont l'un à frappement en dessus, ont paru pue rare perfection; mais on a particulièrement remarqué un piano carré de grand format, à double échappement, qui, par la puissance et l'harmonie du son se proche beaucoup du piano à queue.

— On pense que l'instrument, qui est d'une forme élégante et gratieuse, et se place plus commodément, est destiné à obtenir un grand succès dans le monde musical. On lui donne le nom de piano de salon." Le Ménestrel, 1844

PARIS - "MM. Kriegelstein et Ch. Plantade. Alliance de l'artiste et du facteur doit conduire la confection des instrumens vers la perfection; car après la construction du piano, la qualité la plus essentielle à obtenir, c'est celle de l'égalité, et ce n'est qu'un habile artiste qui peut y parvenir M. Ch. Plantade est de ce nombre.

Georges Kriégelstein est le fils d'un ministre protestant du département du Haut-Rhin; son pere, voyant son aptitude pour les mathématiques, lui fit abandonner la théologie et dirigea ses études vers la mécanique.

Il étudia l'ébénisterie à Colmar, s'occupa de la facture des pianos a Munich, arriva à Paris en 1828 et travailla chez Petzold plus tard il fut chez d'atelier chez Pape pendant six ans; cette position est déjà un éloge de son talent, car personne mieux que M. Pape ne peut apprécier le mérite d'un ouvrier.

M. Kriegelstein commença en 1831 à travailler pour son compte, et ce ne fut qu'en 1838 qu'il s'associa avec M. Charles Plantade.

A l'exposition de 1839, ces facteurs obtinrent la médaille d'argent pour leur piano à queue. Aujourd'hui la maison Kriegelstein et Plantade occupe une des premières places dans la facture instruments.

M. Kriegelstein semble, dans sa facture, donner la préférence au piano à queue je suis de son avis, et nous sommes persuadés que l'étendue du son et sa solidité lui conserveront toujours le premier rang. La raison en est ample dans les pianos à queues, les cordes ne font pas d'angles; elles sont tendues sur l'instrument dans la ligne des touches.

Les trois cordes peuvent être suffisamment espacées pour ne pas être gênées dans leurs vibrations et rendent Impossible toute confusion de sons.

Il y a des facteurs qui, il est vrai, changeant l'appellation de leurs instrumens, donnent le nom de piano à queue à un piano droit, à cordes obliques, posé horizontalement; mais cet instrument ressemble, en construction, à un piano à queue comme une veste ressemblerait à un habit, s'il prenait fantaisie à un tailleur de lui donner le nom d'habit sans basques.

M. Kriegelstein expose deux pianos à queues, l'un à frappement en dessus et l'autre a frappement ordinaire; ils sont, tous les deux, construits sur le même patron et montés de cordes semblables.

A l'audition le frappement ordinaire a semblé plus fort à quelques personnes, mais toutes ont trouvé plus de suavité plus de rondeur, plus d'harmonie dans le frappement en dessus.

Dans l'instrument de ce genre, le facteur a introduit une nouvelle combinaison ait servir le ressor qui ramène l'échappement à relever le marteau; la suppression d'un ressort donne de la légèreté au clavier.

Le facteur a fixé ses touches sur des points mobiles, qui donnent également plus de facilité à la bascule du levier.

Dans le piano à queue à frappement ordinaire, M. Kriegelstein a fait l'application d'un nouveau mécanisme qu'il a double échappement; mais j'espère, pour lui, le contraire car, plus il y aura d'échappemens, pius il y aura de frottemens, et la mécanique en sera d'autant plus vicieuse le meilleur système sera celui qui fera répéter la note vivement sans le secours d'aucun échappement.

Je crois que M. Kriegelstein y parviendra, car ce qu'il vient de faire est si simple, la note répète avec tant d'énergie et de facilité, qu'il ne laisse rien à envier à l'échappement d'Erard.

Nous avons retrouvé, dans les pianos à queue de ce facteur, les contre-sommiers que nous avions remarqués à l'exposition de 1839; mais aujourd'hui il en a changé la matière: de bois qu'ils étalent, il les a faits en fer. MM. Kriegelstein et Plantade font également des pianos carrés et des pianos droits dans lesquels ils ont introduit leurs divers perfectionnemens.

Nous avons remarqué dans l'un d'eux l'emploi d'agrafes dites de précision, qui prenant chacune des cordes en dessus, derrière le sillet, les tenant sur leur point d'appui par le mouvement d'une vis, diminuent ou augmentent ainsi à volonté leur degré de tension

Ceci nous rappelle le système d'accord par pression employé par M. Pape dans quelques instrumens. Félicitons M. Kriegelstein il marche dans la voie du progrès; puisse-t-il ne pas s'arrêter et recevoir la récompense que méritent ses recherches et ses résultats. " La France Musicale, 1844

PARIS - "MM. KRIEGELSTEIN et PLANTADE, à Paris, boulevard Montmartre, 8. - MM. Kriegelstein et Plantade ont présenté un piano à queue qui fut placé au troisième rang dans les essais comparatifs, un piano à queue de petit format mis au cinquième rang; un piano carré à trois cordes qui a mérité le premier rang, ainsi qu'un piano droit à cordes obliques; enfin, un piano droit à cordes verticales, qui a obtenu le deuxième rang.

M. Kriegelstein, dans un piano à queue à frappement par-dessus, a introduit une nouvelle disposition de la pointe qui sert de centre aux touches du clavier.

Cette innovation paraît heureuse, en ce qu'elle rend le toucher plus facile et permet de régler la touche avec une grande précision. Les instruments construits dans les ateliers de MM. Kriegelstein et Plantade ne laissent rien à désirer pour la perfection du travail.

Cet établisseaient avait obtenu une médaille d'argent en 1834 et une nouvelle récompense du même ordre en 1839; les progrès qu'il a faits depuis la dernière exposition portent le jury à lui décerner une médaille d'or." Rapport du Jury central, Paris Jury central, Imprimerie de Fain et Thunot, 1844, p. 535

PARIS - "Le roi vient de faire l'acquisition du beau piano queue à frappement en dessus que MM. Kriegelstein ei Charles Plantade avaient mis à l'exposition et que s' il avait entendu avec intérêt; cet instrument est, dit-on destiné à être placé au palais des Tuileries.

Le piano droit à cordes obliques qui a obtenu le prix au concours et qui a mérité à ces facteurs la médaille d'or, a été acheté par M. le baron Séguier, membre du jury central. " Le Ménestrel, 25/08/1844, p. 4

PARIS - "MM. Kriegelstein et Charles Plantade, facteurs de pianos du roi, dont les instruments jouissent aujourd'hui d'une réputation si justement méritée, vont, dit-on, produire au concours de l'Exposition plusieurs pianos construits d'après des procédés nouveaux.

On cite entr'autres deux pianos à queue, l'un à sept octaves et à double échappement, l'autre à système de frapper en dessus, qui paraissent destinés à obtenit un grand succès dans le monde musical. Nous parlerons plus longuement de ces instruments dans notre compte-rendu de l'Exposition." Revue et gazette musicale de Paris: journal des artistes, des amateurs et ..., 1844, p. 186

PARIS - "La fabrique de MM. Kriegleistein et Plantade mérite encore d'être citée avec éloges. M. Rriegleistein est un facteur soigneux et instruit. La construction de ses pianos se distingue par une grande perfection dans le fini du travail qu'il surveille et dirige lui-même. A l'aide d'une succession d'inventions très-ingénieuses, il est parvenu à donner au jeu de ses claviers une extrême douceur, très-appréciée des pianistes.

Nous avons entendu dans les ateliers de ce facteur deux pianos à queue destinas au concours, l'un à frappement en dessus, l'autre à frappement en dessous.

Malgré la beauté des sons de ces deui excellens instrumens, nous devons dire que, sous le rapport du volume, le piano à frappement en dessous nous semble supérieur.

Il serait possible, ceci soit dit en toute humilité et sous forme dubitative, que les facteurs qui ont employé le mécanisme en dessus n'aient considéré que les avantages qui en résultent pour l'étendue de la table d'harmonie, et qu'ils aient trop négligé les dimensions de la caisse, qui à notre avis, malgré l'opinion de M. Pape, doivent en définitive influer beaucoup sur la sonorité des pianos." Archives du Commerce ..., Volume 36, 1845, p. 390

PARIS - "Le roi vient de faite l'aquisition du beau piano à queue, à nouveau système de frappement en dessus, que MM. Kriegelstein et Ch. Plantade avaient mis à l'exposition, et que S. M. avait entendu avec intérêt." La France musicale : paraissant le dimanche sous le patronage des célébrités musicales de la France et de l'étranger, 07/01/1844, p. 256 (Gallica)

PARIS - "Au milieu de cette foule de présens que S. M. destine à cenx qui l'entourent, la Reine s'est réservé; pour elle-même un piano de Charles Kriegelstein et Plantade.

On a beau être Reine de France, on a bien le droit de songer un peu à soi et de se faire un modeste cadeau.

Les pianos de MM. Kriegelstein et Plantade ont une spécialité, généralement assez appréciée ; ils sont parfaits et coûtent fort bon marché. Kriegelstein et Plantade comment ces deux noms se trouvent-ils réunis ensemble pour le plus grand plaisir de nos oreilles?

Charles Kriegelstein est fils d'un ministre protestant du département du Haut-Rhin.

Mais, à père avare, fils prodigue ; à père soldat de l'église, fils artiste. Charles n'a vait pas la moindre vocation pour la carrière de son père ; il suivit son penchant, qui l'entraînait Vers les arts mécaniques.

Il s'adonna à la facture des pianos, et fit ses premières études dans une des principales villes d'Allemagne.

Mais Paris le réclamait, Paris, où l'écolier devient maître, Paris, qui fait et défait les réputations.

Charles travailla successivement chez Petzold et chez Pape : et quand il se crut en état de voler de ses propres ailes, il établit une fabrique pour son compte.

A l'exposition de 1834, il obtint une médaille d'argent; en 1838, il eut l'heureuse idée de former une association avec M. Plantade; vous connaissez tous Plantade, ce charmant auteur de mille romances, de mille chansonnettes si populaires; Plantade se fit industriel, mais il resta toujours artiste, et il essaie ses pianos en fredonnant des airs de sa composition.

Cette année, Kriegelstein et Plantade ont obtenu la première des quatre médailles d'or décernées à l'industrie des pianos par le jury central de l'exposition.

Le piano droit a été jugé tellement supérieur, que le baron Séguier, membre de l'Académie des Sciences et du jury, en a fait sur-le-champ l'acquisition.

Le seul piano que le Roi ait acheté à l'exposition, sortait aussi des ateliers de Kriegelstein et Plantade. Rien ne manque donc à leur gloire. Ils comptent dans leur clientèle le Roi, la Reine r le baron Séguier, et, de plus, Alexandre Du mas, un des plus grands acheteurs de ces temps-ci." Le Constitutionnel : journal du commerce, politique et littéraire, 31/12/1844, p. 2 (Gallica)

1849

PARIS - "M. Georges KRIEGELSTEIN, rue Laffitte, n° 53, à Paris. - Le mécanisme des pianos de M. Kriegelstein renferme des perfectionnements ayant pour but d'obtenir du clavier une répétition plus certaine, comme avec le double échappement.

Son piano carré a mérité le premier rang, et son piano droit à cordes oliques a obtenu le même bonheur. Ses pianos demi-obliques et à queue, modèle ordinaire, ont été classés au deuxième rang.

Le piano à queue de M. Kriegelstein est un excellent instrument, et les pianos de divers modèles exposés par cet habile facteur ont été remarqués pour la précision et le fini du travail.

Le rang distingué qu'occupent au concours quatre des pianos de M. Kriegelstein, et les perfectionnements qu'il s'efforce d'apporter dans sa fabrication générale, déterminent le jury à lui rappeler la médaille d'or qu'il a reçue en 1844." Rapport du Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie ..., France Jury Central sur les Produits de l'Agriculture et de l'Industrie, 1849

1850

TOULOUSE - "Kriegelstein de Paris et Comp., représenté par M. Martin, fils aîné, rue de la Pomme.
269. Pianos obliques, à 3 cordes. [A]
270. Pianos à queue, à 7 octaves. [A]" Exposition de Produits de Beaux-Arts et de l'Industrie, Toulouse, 1850, p. 61

TOULOUSE - "Rappel de Médaille d'Or. M. KRIEGELSTEIN, facteur, à Paris. Les pianos envoyés par cet exposant ont attiré l'attention du jury. Il a constaté que ce facteur fabriquait d'excellents instruments, qu'il réussissait aussi bien dans les pianos droits et mi-obliques que dans les pianos à queue. Il a reconnu tout le fini, tout l'ensemble d'une excellente fabrication.

Le clavier possède une grande facilité, et l'échappement perfectionné par un-mécanisme nouveau donne à ces instruments une valeur réelle. Aussi M. Kriegelstein a-t-il obtenu, à l'exposition nationale, la médaille d'or. Le jury de Toulouse accorde à cet habile facteur le rappel de cette haute récompense." Exposition des Beaux-Arts et de l'Industrie à Toulouse dans les galeries du musée : Année 1850, p. 179-180

1855

PARIS - "KRIEGELSTEIN Georges, né à Riquewyhr (Haut-Rhin), facteur de pianos de S. M. l'empereur, fournisseur du mobilier de la Couronne, rue Laffitte, 53, Paris. Médailles d'argent aux Expositions de 1834 et 1839.

Première médaille d'or, en 1844 et rappel de la médaille d'or en 1849. Dès la fondation de sa maison, en 1831, M. Kriegelstein fabriqua avec de si éclatants succès les pianos carrés, qui ont eu tant de réputation, qu'il fut placé immédiatement au premier rang des facteurs de la capitale.

Quelques années plus tard, il apporta un grand perfectionne ment aux pianos à queue et droite, par l'invention d'un mécanisme simple et solide, réunissant avec l'effet du double échappement toutes les bonnes qualités que t'en peut exiger d'un clavier.

Les pianos, qu'il a faits pour l'Exposition universelle de 1855 sont des instruments remarquables par leur sonorité; la facilité et la précision du mécanisme àinsi que par l'élégance de leur forme extér cure etia richesse de leurs ornements.

Entre les six qui figurent à cette solennité industrielle, nous remarquons surtout un piano à queue en mosaïque d'un goût et d'un fini parfaits. Le poli mat, dont il est revêtu, est d'un aspect sévère tout en conservant aux couleurs une vivacité naturelle.

La préférence donnée à la cire sur le vernis au tampon est heureuse et offre bien le caractère du style de l'époque. Il est a regretter qu'on ait été aussi exigu dans la place accordée à nos industriels distingués, Kriegelstein aurait réuni dans la belle exposition six spécimens de pianos remarquables.

Nous regrettons de ne pouvoir parler d'un petit piano à trois octaves et demie, forme de pupitre, destiné aux compositeurs en voyage." Le palais de l'industrie universelle : ouvrage descriptif ou analytique des produits les plus remarquables de l'exposition de 1855..., Henri Boudin

PARIS - "M. Kriegelstein a exposé un piano à queue, un piano droit et un piano portatif. Il suffira de rappeler que la médaille d'or a été décernée deux fois à cet exposant, en 1844 et en 1849.

Son exposition actuelle rivalise d'élégance et de perfection avec celles de MM. Soufleto, Ziegler, Eslanger, Blondel, etc., dont les pianos réunissent toutes les qualités du genre." Histoire illustrée de l'exposition universelle, 1855, Charles-Joseph-Nicolas Robin, 1855, p. 106

PARIS - "KRIEGELSTEIN. Son piano demi-oblique, d'un mètre dix centimètres de hauteur, était par sa sonorité claire, brillante et sympathique, l'un des meilleurs du genre parmi ceux de l'Exposition. Ses pianos à queue de petit format méritaient aussi d'être remarqués.

M. Kriegelstein est l'inventeur d'un ingénieux système d'échappement double par lequel la répétition des coups de marteau est des plus promptes, car la note se trouve reprise à la moitié de l'enfoncement de la touche." Album de l'Exposition universelle, Léon Brisse, 1855, p. 426

PARIS - "Parmi les pianos droits à cordes obliques il faut citer, au nombre de ceux qui réunissent le plus de suffrages, ceux de M. Kriegelstein, facteur de Paris, inventeur d'un double échappement qui permet, comme celui d'Érard, de reprendre la note à moitié de la course de la touche." Le travail universel : revue complète des oeuvres de l'art et de l'industrie exposées à Paris en 1855, p. 602

PARIS - "M. KRIEGELSTEIN, Fabricant de Pianos de Sa Majesté l'Empereur, INVENTEUR DE L'ÉCHAPPEMENT-RÉPÉTITEUR DU PIANO DROIT ET A QUEUE.

— Médailles d'or en 1844 et 1849. - Parmi les facteurs de pianos qui se sont recommamdés depuis vingt ans à l'attention et à la faveur non seulement du public, mais encore des artistes les plus distingués, on doit placer en première ligne M. Kriegelstein.

Cet honorable fabricant, né à Riquewihr (Haut-Rhin), a, dans le cours de sa carrière laborieuse, mérité toutes les récompenses nationales.

Un fait remarquable, que nous devons constater ici, c'est que les travaux de M. Kriegelstein furent jugés si importants, qu'au lieu de débuter par les récompenses ordinaires des simples mentions et de la médaille de bronze, il obtint tout de suite (1834) une médaille d'argent. Depuis cette flatteuse récompense, il eut l'honneur de recevoir deux fois la médaille d'or : en 1844 et 1849 (rappelle).

S'appliquant, -sans relâche, à imprimer à son art une impulsion ingénieusement et sérieusement progressive, M. Kriegelstein est enfin parvenu à apporter une notable amélioration dans le mécanisme du piano droit, en y appliquant l'échappement-répétiteur ou double échappement, tant apprécié déjà dans le piano à queue, dont il a su réduire les dimensions trop souvent gênantes, sans toutefois nuire, en aucune manière, à l'intensité du son, et quoique l'étendue du clavier soit de sept octaves.

Une des principales qualités des beaux pianos de M. Kriegelstein, c'est la durée et la solidité de l'accord. Pour ce motif si essentiel, ils sont généralement préférés dans les colonies et dans les contrées de l'extrême Nord.

On peut voir, à l'Exposition universelle, de magnifiques spécimens de la fabrication de M. Kriegelstein. Ce qui est à remarquer ici, c'est qu'ils n'ont pas été exécutés, à part l'extérieur de quelques-uns, comme beaucoup d'autres, pour cette circonstance spéciale.

Tous les produits de M. Kriegelstein ont la même valeur artistique ; il est, du reste, facile de s'en convaincre en visitant ses salons de la rue Laffitte, 53.

Les célèbres pianistes de la France et de l'étranger ont rendu à M. Kriegelstein la justice qui lui était due, et Sa Majesté l'Empereur Napoléon III, en lui accordant le titre de son facteur, a honoré son talent de la plus précieuse consécration.

Ajoutons que M. Kriegelstein possède la vive affection de ses nombreux ouvriers, qui trouvèrent en lui encouragements et succès, même aux jours les plus-difficiles des luttes politiques dont le pays a tant souffert.

LAURENT." Biographie des exposants de 1855, contenant des notices détaillées sur les inventions, les travaux... de ceux qui sont les gloires manufacturières, industrielles, agricoles et artistiques de la France et de l'étrange, 1855, p. 105-106 (Gallica)

PARIS - "Bientôt ce beau palais va fermer ses portes; aussi engageons-nous vivement tous les amateurs de musique, tous les artistes et tous les connaisseurs à aller rendre une dernière visite aux pianos de M. Kriegelstein, facteur de sa majesté l'empereur. M. Kriegelstein a reproduit de véritables instruments de musique, et non pas des meubles.de parade.

Il s'est occupé, avant l'ornement, de la perfection des sons, du moelleux du toucher, de la vibration et de l'harmonie. Tout en faisant de l'art, il est resté dans les limites d'une riche simplicité, ne faisant pas abus et profusion de cuivre et de bronze doré, qui surchargent presque toujours un instrument au détriment de l'élégance.

On remarque surtout à l'Exposition deux pianos obliques, en bois de tuya, nouveau bois imitant l'écaillé, qui ne laissent rien à désirer comme perfection de main-d'oeuvre, et un charmant piano à demi-queue, avec incrustations essentiellement artistiques. VICOMTESSE PE RENNEVILLE. - [p. 205]

Nous avons remarqué au palais de l'Exposition universelle de très beaux instruments de musique de M. Kriegelstein, l'habile facteur de S. M. l'Empereur (53, r. Laffitte), et surtout de magnifiques pianos.

Nous les signalons, car nous les avons trouvé parfaits de bon goût et de riche simplicité, si l'on peut ainsi s'exprimer. Nous avons surtout remarqué deux pianos obliques, d'un fini parfait, en bois de Tuya, nouveau bois qui joue admirablement l'écaillé; nous le préférons, pour notre compte, au palissandre.

Puis un charmant piano à demi-queue, à incrustations, dont la composition artistique est vraiment digne de l'admiration des visiteurs.

Félicitons M. Kriegelstein d'avoir laissé de coté cette profusion de cuivre et de bronze qui ne servent souvent qu'à orner de mauvais instruments.

L'habile facteur que nous signalons à nos lecteurs est inventeur d'un mécanisme justement apprécié de nos artistes.

Aussi ses pianos ont-il des sons doux, tout à la fois forts et moelleux, un touché facile et agréable ; enfin ses instruments sont en tous points dignes des hautes récompenses qu'il a déjà obtenues aux diverses Expositions.

Une visite à l'exposition Kriegelstein est une bonne fortune pour les artistes et les amateurs. [p. 206]" La Sylphide : journal de modes, de littérature, de théâtres et de musique, 10/11/1855, p. 205-206 (Gallica)

1862

LONDRES - "M. Kriegelstein apporte dans sa fabrication (les soins consciencieux. Le jury a beaucoup apprécie la sonorité distinguée de son piano à queue petit format et de son piano droit.

Le mécanisme de ces deux instruments est ingénieux; leur clavier est léger et répète bien. Le premier de ces deux pianos est un excellent instrument de salon, dont l'ornementation le mérite assez rare d'être à la fois riche et de bon goût." Rapports des membres de la section française du jury international sur l'ensemble de l'exposition. M. Michel Chevalier, Exposition universelle de Londres de 1862, p. 209

LONDRES - "KRIEGELSTEIN, facteur de pianos de S. M. l'Empereur, fournissur du mobilier de la Couronne, rue Lafitte, 53, à Paris.

Établi depuis 1831 et récompensé à toutes les Expositions nationales et universelle en France, il débuta à l'Exposition de 1834 par la médaille d'argent ; en 1839, il obtint une nouvelle médaille d'argent ; en 1844, la médaille d'or ; en 1849, un rappel de la susdite médaille d'or, et la médaille de première classe à l'Exposition universelle, en 1855.

Au concours de cette dernière Exposition, ses instruments figurèrent avec succès et furent parmi les premiers. En parlant des pianos système oblique, le Jury, dans son rapport, s'exprime ainsi (page 1357 du Rapport du Jury international) : «Le Jury en a distingué un dont l'élévation n'était que de 1m,07, et dont le sont était brillant, clair et sympathique. M. Kriegelstein, un des meilleurs facteurs de Paris, est l'auteur de ce joli instrument.»

Tous les instruments de sa maison se font remarquer non-seulement par leur force et leur belle qualité de son, mais aussi par la supériorité de leur mécanisme à répétition dont il est l'inventeur, et pour lequel il a été breveté ; mécanisme dont le rapport du Jury, en parlant du double échappement, dit encore (page 1359 du Rapport du Jury international) :

«Celui de M. Kriegelstein est ingénieux ; il reprend la note à moitié de l'enfoncement de la touche.»

La combinaison simple de ce mécanisme offre, en même temps, une grande solidité et une longue durée.

C'est à ses longs travaux et à ses recherches que ce facteur doit le rang distigué qu'il occupe dans son industrie." Exposition Universelle de 1862 à Londres, section française. Catalogue Officiel, 1862

LONDRES - "Depuis cette époque, les efforts de M. Kriegelstein pour le perfectionnement de ses instruments ne se sont pas ralentis. La sonorité de ses grands pianos est puissante et claire.

Son système de répétition du marteau par le plan incliné fonctionne bien et a de la simplicité.

Dans son piano à queue, le plan incliné est mobile : la sûreté du mouvementde l’échappement est garantie par un ressort court d’une très-bonne conception. Dans tous les détails de la fabrication de ce facteur, on reconnaît autant d’intelligence que d’expérience." Le Guide Musical, 31/07/1862, p. 90

LONDRES - "M. Kriegelstein of Paris (1665) has a Medal for excellence of workmanship and tone in a grand and an upright. The former is in a handsome inlaid case, and has a modification in the construction of the key centre." Reports by the Juries on the subjects in the thirty-six classes into which ..., 1862, p. 149

1867

  Dessin de M. Jetot
L'Exposition universelle de 1867 illustré, 1867
, p. 416

PARIS - "[...] Au grand concours international de 1867, la première récompense accordée aux pianos français après les exposants. Hors concours, est une médaille d'argent ! Cela n'est-il pas extraordinaire vraiment.

Ce qui nous le fait croire bien davantagée c'est la lecture d'une pièce importanta qu'on nous communique à l'instant la maison Kriegelstein qui figure en tête des lauréats français, avec cette simple médaille d'argent, avait été proposée pour la médaille d'or, et voici la pétition adressée à ce sujet par les maisons hors concours." Le Figaro, 28/07/1867, p. 2

PARIS - "M. KRIEGELSTEIM Fils (Paris).  - Le critique est heureux quand il rencontre sur sa route un facteur comme M. Kriegelstein fils, car il n'a que des louanges à donner.

A la mort de M. Kriegelstein, cet habile et honorable facteur que nous avons tous connu, que nous avons tous aimé, son fils s'est trouvé placé, bien jeune encore, à la tête de cette importante maison.

Ce serait déjà un mérite très-grand que ne pas l'avoir laissé décroître, mais M. Kriegelstein fils a un mérite plus grand encore, c'est celui de chercher chaque jour à en élever la réputation.

M. Kriegelstein aime et cherche le progrès : c'est la passion de la jeunesse. Grandir, entreprendre, réussir, produire, perfectionner, innover, transformer, n'est-ce pas la passion du jeune âge, passion généreuse, pleine de force et d'avenir. M Kriegelstein fils, à peine parvenu à la direction de la manufacture, a déjà fait breveter un nouveau système de double échappement.

On peut se rappeler que le fondateur de la maison Kriegelstein est l'inventeur de deux systèmes de double échappement, l'un pour pianos à queue et l'autre pour pianos droits. Le fils a voulu ajouter un nouveau fleuron à la couronne industrielle de la maison.

Le nouveau mécanisme présenté par le fils a pour but d'arriver à une répétition du choc du marteau avec une plus grande rapidité ; voici la description de son moyen, autant qu'on peut le faire comprendre sans un dessin : le facteur pour atteindre ce but, a trouvé le moyen de soutenir cette partie que l'on nomme le nez de l'échappement, et de le ramener à sa place primitive aussitôt que la touche baisse.

Si ce double échappement n'existait pas, le nez, échappant, ne pourrait revenir à sa place que quand la touche serait elle-même revenue à la sienne.

Avec la modification ou plutôt l'adjonction du double échappement, ce nez, en se déplaçant, vient se poser sur une sorte de plan incliné et revient ainsi forcément à sa place primitive, sans que la touche ait besoin d'accomplir tout son trajet.

Le nouveau système nous semble laisser à l'échappement toute sa liberté, malgré le choc plus ou moins fort donné à la touche. Cet avantage est dû à la flexibilité du ressort à boudin et des vis de réglage.

Ce mécanisme, qui atteint son but avec beaucoup de dextérité, offre l'extrême avantage d'être d'une très-grande simplicité.

Des pianos à queue exposés par M. Kriegelstein fils sont trèsremarquables par leur bonne et parfaite construction et surtout par les belles qualités de la sonorité, qui est toujours brillante sans aigreur, suave sans mollesse.

Le piano droit est fort intéressant par le système d'échappement dont il est muni, système extrêmement simple, offrant l'avantage d'une diminution dans le nombre des mouvements et produisant sur la corde une attaque plus directe.

Cet instrument est garni d'étouffoirs couronnant toute la corde et qui amortissent instantanément le son aussitôt que l'exécutant abandonne la touche; l'égalité est parfaite sur toute l'étendue du clavier.

Il y a des maisons, et celle de M. Kriegelstein fils est de ce nombre, dont il est inutile d'analyser les produits, il suffit de les rappeler : Dis-moi ce que tu as fait,je te dirai ce que tu es. Réatteindre à la belle et bonne réputation à laquelle elle est parvenue.

Nous voyons en 1834 Kriegelstein adapter au piano carré le mécanisme du frappement du marteau en dessus des cordes, afin que la corde, se trouvant frappée par-dessus, fût attaquée contre le point d'appui; le son alors était plus fort et plus pur.

A l'Exposition de 1834, Kriegelstein obtint la première médaille d'argent, pour un piano carré, mécanisme au-dessus des cordes, d'une exécution parfaite.

Cette même année, Kriegelstein construisit un remarquable piano à queue à sillet, contre-sommier et marteaux frappant les cordes contre le point d'appui. A cet instrument étaient appliqués des étouffoirs perfectionnés.

En 1839, une nouvelle première médaille d'argent fut accordée à Kriegelstein pour un piano à queue et un piano carré.

M. Kriegelstein adapta à ses instruments, en 1841, des agrafes dites de précision, pour aider et faciliter l'accord.

M. Kriegelstein présenta, dans le courant de l'année 1841, un moyen propre à accorder les pianos et à consolider l'accord, dont le mécanisme consistait en une agrafe appelée de précision, laquelle était en cuivre et composée d'une tige ronde surmontée d'une platine fixe formant équerre avec elle.

La platine était traversée par une vis en fer, disposée de manière à entrer dans le sommier parallèlement à la tige. La corde, passant entre cette tige et la vis, était appuyée par la platine vers le sillet, ainsi, en augmentant ou en diminuant la pression pour le mouvement de la vis, on faisait monter ou descendre le son.

Ce fut en 1844 que le facteur imagina l'échappement qui porte son nom. On sait que le premier essai dans le double chappement est dû à Stein, facteur allemand. Dès 1808, Sébastien Érard reprit le mécanisme de Stein, mais ce ne fut qu'en 1823 qu'il produisit son double échappement.

Kriegelstein, effrayé de la complication de ce système qui offrait croyait-on de grands inconvénients pour la solidité, chercha à produire les mêmes effets par des moyens plus simples, et il y parvint imaginant l'échappement qui est aujourd'hui adopté par un grand nombre de facteurs.

Les pièces mécaniques qui le composent ne sont pas en plus grand nombre que dans l'échappement ordinaire; seulement il à donné à l'échappement, qui fonctionne, sur un plan incliné, une conformation qui permet à la touche de le reprendre avant que le marteau soit retombé à son point d'appui.

A l'Exposition de 1844 fut décernée à M. Kriegelstein la première médaille d'or pour un piano à queue placé au troisième rang; pour un piano à queue petit format, et un piano carré qui mérita le premier rang. Le jury constata, en outre, la perfection du travail de ces instruments.

L'année d'ensuite, 1845, car Kriegelstein ne s'arrête pas, il fit paraître un piano vertical demi-oblique. Cet instrument fut une véritable et précieuse innovation pour le monde musical; il unissait l'amplitude des sons à l'élégance de la forme.

Kriegelstein avait, comme nous l'avons vu, un mécanisme répétiteur pour le piano à queue; en 1846, il imagina pour le piano droit un système analogue, remarquable par sa précision et sa simplicité.

Nous voici arrivé à l'exposition de 1849. Nous lisons dans le rapport du jury : Rappel de médaille d'or à M. Kriegelstein pour piano carré et piano à cordes obliques, classés au premier rang de leurs catégories.

En 1855, M. Kriegelstein établit un piano demi-oblique, excellent dans toutes ses parties, quoiqu'il n'eût que 1 m. 70 de hauteur. C'était un véritable chef-d'œuvre comme exécution et sonorité.

M. Kriegelstein ne prit pas part à l'Exposition universelle de Londres, en 1851 ; mais on le vit figurer honorablement à celle de France, en 1855, et il y obtint une médaille de première classe pour ses instruments, qui y furent très-remarqués.

L'Angleterre organisa chez elle, en 1862, une seconde Expo ses instruments, entre antres un magnifique piano à queue, attirèrent l'attention de tous les artistes et méritèrent à leur auteur la prize medal, avec cette mention spéciale : Excellence de facture et de sonorité.

Avec de pareils titres, appuyés par des instruments aussi remarquables par leurs belles qualités de construction que de sonorité, M. Kriegelstein vient d'obtenir à l'Exposition de 1867, une bonorable récompense : son nom se trouve inscrit en tête de la liste des médailles d'argent, première récompense accordée en France à l'industrie du piano." La musique à l'Exposition universelle de 1867, Louis-Adolphe le Doulcet Pontécoulant, p. 29-33

 

PARIS - "Le Piano de M. Kriegelstein fils.

Par ce temps de saxophones, les pianos américains, qui pourraient au besoin suppléer toutes les musiques militaires augmentées d'une double batterie, devaient remporter sur les autres: il faut convenir qu'ils ont une puissance de sonorité inouïe ; mais nous ne les croyons pas destinés à produire une révolution dans les différents modes de fabrication adoptés et suivis sur notre continent.

Jamais nos facteurs n'adopteront les doubles cordes de fer avec plaque d'attache et barrages de fonte, ils les laisseront en toule propriété à leurs confrères d'Amérique, et continueront à chercher par la précision, la solidité de mécanisme et la perfection de toutes les parties, à donner à leurs instruments non-seulement la puissance, mais cette égalité de son qui manque aux pianos plus tapageurs.

Les pianos étant des instruments de salon, de salle de concerts et non de place publique, on n'en doit forcer ni exagérer la sonorité: il serait ridicule de fabriquer des orgues d'harmonie auxquels on donnerait la puis-, sance de sonorité de l'orgue de Saint-Eustache.

Le volume du son doit être en raison directe de l'espace à parcourir.

Le jury n'a peut-être pas tenu assez compte de cette raison-là; il s'est laissé téduire, dans la vaste salle du Palais, par des qualités toutes factices, qui hors de là pourraient bien être de3 défauts essentiels, des vices de lèze-harmonie sans circonstances atténuantes ni cas rédhibitoires.

Bien a pris à MM. Erard, Henri Herz et Pleyel Wolf d'être hors concours, car ils auraient été infailliblement immolés comme h s autres au phénomène américain.

Huit facteurs français ont obtenu la médaille d'argent: tous peut-être méritaient la médaille d'or; chacun d'eux le croit, et nous n'avons aucune raison pour penser le contraire.

Mais M. Kriegelstein, l'inventeur de deux systèmes de double échappement, l'un pour pianos à queue et l'autre pour pianos droits, et qui a exposé cette année une vraie merveille, n'a pas été plus favorablement traité que les autres.

Ce déni de justice a vivement ému ses plus illustres confrères qui ont très-hautement protesté et n'ont pas craint d'en appeler à l'Empereur de l'inexplicable décision du jury.

Voici un fragment de leur honorable supplique :

« Nous prions Votre Majesté d'accorder une médaille d'or à la maison Kriegelstein fondée en 1831, et à laquelle il a été accordé:

« 1834, médaille d'argent;

« 1839, médaille d'argent;

« 1849, médaille d'or;

« 1855, médaille de première classe;

« 1862, Londres. Prize medal.

« Cette maison mérite à tous égards la distinction que nous sollicitons pour elle.

« Votre Majesté, si soucieuse de protéger les intérêts de l'industrie, daignera, nous l'espérons, prendre en considération notre demande.

« Nous sommes, Sire, de Votre Majesté impériale, etc.,

Signé: SCHAEFFER-ERARD, PLEYEL-WOLFF et Cie, HUCRITTEN, A. CAVAILLÉ-COLL, A. DEBAIN, VUILLIAUME. »

Nous ne doutons pas que cette lettre, si honorable pour celui qui en est l'objet et pour ceux qui l'ont écrite, n'ait été remise sous les yeux de Flfimpemur; mais la réparation et la justice demandées n'ont pas encore été obtenues.

M. Kriegelstein, qui s'est vu infliger la simple médaille d'argent avec la résignation d'un homme dont le mérite est méconnu, et que le sentiment de sa valeur console des plus pénibles injustices, est plus fier aujourd'hui du brevet d'honneur que lui ont signé ses plus renommés confrères que du grand prix que lui eût justement adjugé la Commission.

Son piano, si modeste qu'il soit en apparence, est appelé à faire plus de bruit dans le monde que ceux de MM. Steinway et Chiekering et que tous les pianos américains ensemble." Prosper Poittevin, L'Exposition universelle de 1867 illustré, 1867, p. 414

1872

LYON - "KRIEGELSTEIN — Boulevard Haussmann — PARIS - PIANOS — DIPLÔME D'HONNEUR - Je ne connais pas du tout l'importance comme fabrication de la maison KRIEGELSTEIN, et ne m'en occupe nullement.

Je fais simplement compliment à ce facteur de ses résultats. Il a réuni, dans son faire, toutes les qualités de l'excellent piano. C'est à la fois un Pleyel, un Erard et un Herz. Les connaisseurs me comprendront." Les merveilles de l'industrie à l'Exposition de Lyon, MM. Henry de Lagorce, Ernest Fontès et Georges Baretti, 1872, p. 317-318

LYON - "Parmi les nombreux facteurs de pianos français, un petit nombre se disputent la prééminence. Les maisons Erard, Pleyel, Hertz sont au premier rang.

M. Erard s'élève incontestablement au-dessus de tous ses concurrents pour les pianos à queue; le jury a mis cette maison en dehors de tout concours.

Il est vrai que ses instruments possèdent toutes les qualités désirables : puissance de son, douceur, plénitude, délicatesse, perfection du mécanisme des marteaux et du clavier.

On ne peut trouver rien de mieux dans tout ce que l'Exposition offre le meilleur, et les pianos américains, dont on s'est tant occupé, non sans raison pourtant, ne peuvent rivaliser néanmoins, à notre avis, avec ceux d'Erard, quant à la douceur et au moelleux.

(Il est regrettable cependant que la position des cordes au-dessus des marteaux ne permette pas l'emploi de la sourdine à bande de feutre usitée dans le piano droit.

Avec le système qui transporte le clavier de gauche à droite, le marteau n'attaquant plus que deux cordes au lieu de trois, le son est affaibli, mais il n'est pas possible de produire la douceur de son et les effets de demi-teinte avec la même perfection qu'au moyen de la sourdine de feutre.)" Nouvelle technologie des arts et métiers des manufactures, des mines, de l'agriculture, 1872, p. 223 (Gallica)

1885

ANVERS - "204 — Kriegelstein et Cie 4, rue Charras, Paris. Facteurs de pianos. 1 piano à queue, 2 pianos droits. 1834, 1839, 1867, 1878, médailles d'argent, Paris. 1844, 1849, 1875, médailles d'or, Paris. 1855, médaille de première classe, Paris. 1862, Prize Medal, Londres. 1873, médaille de progrès. Vienne. 1876, médaille unique, Philadelphie." Exposition d'Anvers 1885, p. 21

1897

PARIS - "KRIEGELSTEIN - FACTEUR DE PIANOS - 24, Rue Caumartin.

La manufacture de pianos Kriegelstein est l'une des plus anciennes. Elle fut fondée en 1831 par Jean-Georges Kriegelstein. qui fut à cette époque, l'émule des Roller, des Blanchet, des Mercier et qui contribus, pour une large part, à généraliser l'usage des pianos droits.

Le premier piano droit à cordes demi-obliques est sorti de son atelier en 1843. Jean-Georges Kriegelstein se signala par les nombreux perfectionnements qu'il apporta à la fabrication des pianos.

En 1834, il prenait un brevet de mécanique pour piano carré, avec mécanique à marteaux au-dessus des cordes; en 1841, il imagina les agrafes de précision pour l'accord; en 1844, il faisait breveter la mécanique à double échappement pour piano à queue, qui est connue sons le nom de « mécanique Kriegelstein » et, dès 1840. il appliquait le même système de mécanique au piano droit. Son fils. M. Charles Kriegelstein. lui a succédé en 1838.

Sous son habile direction, la maison Kriegelstein a réalisé les progrès les plus considérables dan; la fabrication des pianos. Ses instruments sont réputés pour leur sonorité.

La largeur des sons qu'ils donnent est semblable à celle des instruments à soufflet. Ils permettent d'obtenir avec le piano les effets d'orchestration, que l'on ne pourrait espérer d'un instrument à frapper.

Cette maison est l'une des premières qui aient adopté le cadre en fer d'une seule pièce, système américain, pour tous ses pianos à queue comme pour, ses pianos droits.

Tout en s'attachant à ne laisser sortir de ses ateliers que des instruments de premier ordre, pouvant rivaliser avec les meilleures marques françaises et étrangères. M. Charles Kriegelstein a résolu ce difficile problème de vendre il des prix modères, accessibles à toutes les bourses.

Depuis 1834, la maison Kriegelstein a pris part à un grand nombre d'expositions et toujours elle a obtenu les principales récompenses. Il serait trop long de donner la liste complète de ses succès.

Il suffira de rappeler qu'en 1855, à l'Exposition universelle, elle recevait une médaille d'or de 1re classe. A l'Exposition universelle de Londres, en 1862, elle obtenait une Prize Medal avec cette mention :  Excellence dans le travail et le son des pianos.

A l'Exposition universelle de Paris, on 1867, une 1re médaille d'argent lui était décernée et les membres du jury, parmi lesquels MM. Schaeffer, Erard, Pleyel et Wolff, Henri Herz, Cavaillé-Coll, Debain, Wuillaume, adressaient une pétition il l'empereur pour qu'une médaille d'or lui fût attribuée.

Parmi les récompenses que la maison Charles Kriegelstein et Cie a obtenues, nous citerons encore une médaille de progrès à Vienne (1873), une médaille unique à Philadelphie (1876), une médaille d'argent à l'Exposition universelle de Paris (1878), des médailles d'or à Bordeaux (1882), Anvers (1885), Lyon (1894).

A l'Exposition du Havre (1887), M. Charles Kriegelstein était membre du jury. A celle de Chicago (1892), il était mis hors concours et recevait les palmes d'officier d'Académie.

A Anvers, en 1894, il obtenait un diplôme d'honneur et c'est encore un diplôme d'honneur qui a récompensé ses efforts, à la suite des Expositions d'Amsterdam, en 1895, et de Bruxelles, en 1897.

M. Charles Kriegelstein fait partie des Comités de 1900. Pour donner plus d'extension à leur fabrication, MM. Charles Kriegelstein et Cie tiennent de transporter leurs ateliers à Droirtecourt (Oise), où ils ont construit une usine modèle avec scierie hydraulique, électricité et aménagements de chantiers de bois dans des conditions d'aération exceptionnelles.

A cette installation industrielle, ils ont joint des maisons ouvrières, où le personnel de leurs collaborateurs jouit d'avantages d'hygiène et de confortable très précieux, dans une familiarité patriarcale avec MM. Kriegelstein père et fils, et avec la jeune femme de ce dernier, qui est la fille d'Audran, le compositeur auquel nous devons tant d'oeuvres charmantes." Revue illustrée de l'Exposition universelle. Organe de l'Exposition de 1897 et de toutes les expositions. Dir. O. Lartigue, 25/01/1898, p. 9-10

1900

PARIS - "73. Kriegelstein & Cie, à Paris, rue Caumartin, 24. — Pianos à queue et pianos droits. Facteurs de pianos." Catalogue général officiel. Tome troisième, Groupe III : instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts : classes 11 à 18, 1900, p. 522 (archive.org)

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